Jaroslav Halak et Eric Nystrom
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PC/Jeff McIntosh
Dany Dubé répond à vos questions dans sa deuxième chronique. La profondeur du Canadien, les tractations pour attirer la LNH dans la Vieille Capitale, la fameuse publicité de Georges Laraque... L'analyste se penche sur les sujets de l'heure.
Bob Gainey doit-il magasiner pour trouver du renfort à l'avant? Pourquoi critique-t-on Georges Laraque? Dany Dubé vous répond dans sa deuxième chronique.
Q: Qu'est-ce qui manque au Canadien pour être un aspirant sérieux, en supposant que Carey Price maintienne son niveau?
Moussa Traore
R: Ce dont le Canadien a besoin, ce sont deux trios dangereux. Dans ce cas, ça devient très difficile pour l'adversaire de contrer ta force de frappe. Mais pour y parvenir, ça prend trois trios capables de générer de l'attaque.
De plus en plus, les équipes jouent à quatre trios, donc certains soirs, une équipe qui possède un 4e trio polyvalent, alliant robustesse et habiletés offensives, va obtenir de bons résultats. Le Canadien l'a appris à ses dépens à Calgary, la semaine dernière, quand Eric Nystrom a marqué deux buts. C'est un peu ce qui manque au CH actuellement: la contribution offensive en périphérie, couramment appelé secondary scoring.
Q: Ne serait-il pas nécessaire d'envisager une transaction pour solidifier le 2e trio du Canadien?
Marc-André Chapados
R: Il faut attendre une dizaine de matchs avant de mesurer l'impact de la perte d'Andrei Markov. À ce moment, le Canadien aura joué son match à Pittsburgh. Il va ensuite se diriger à Chicago, avant de revenir à Montréal pour deux matchs, contre les Leafs et les Thrashers. Bob Gainey devrait avoir des réponses sur la capacité de son équipe à jouer en l'absence d'un quart-arrière de premier plan. L'acquisition d'une police d'assurance à la Mathieu Schneider passera peut-être avant celle d'un attaquant.
Louis Leblanc et Jacques Martin
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PC/Ryan Remiorz
Q: Lors du camp d'entraînement du Canadien, Louis Leblanc brillait par son absence. Quelles sont les règles de participation à des activités d'équipes professionnelles pour les joueurs universitaires? Y-a-t-il des exceptions pour le camp des recrues?
JF Goulet
R: Les joueurs universitaires ont un statut d'amateur. Ce statut est défini par la non-rémunération et le non-avantage. Si Leblanc participait à un camp professionnel, il serait considéré comme un pro. Il y aurait alors un impact sur ses bourses d'études, qu'il perdrait. Les universitaires peuvent participer à un camp en juillet, car c'est la saison morte. Mais ce n'est qu'un camp de développement, sans rémunération.
Q: Croyez-vous aux chances du retour de la LNH à Québec?
Régis Dufresne
R: À court terme, non. À moyen terme, oui. Mais les gens de Québec ont été très malhabiles de publiciser leur rencontre avec Gary Bettman. Si je suis le maire de Hamilton ou de Winnipeg, je demande moi aussi un rendez-vous avec Bettman. Plus il y a de clients, plus c'est difficile d'attirer l'équipe. Cette démarche aurait dû rester secrète. De toute façon, Bettman leur a donné la réponse politique parfaite: on se reparlera quand vous aurez un aréna.
Q: Pourquoi George Laraque devrait-il s'excuser d'avoir fait une publicité qui n'a pas été conçue par lui-même, et d'avoir joué avec de jeunes femmes qui ont accepté de travailler dans cette tenue?
Diane
R: Georges a certainement manqué de jugement en acceptant de tourner cette publicité. De telles publicités dégradantes, qui diminuent la femme, il y en a malheureusement trop. Dénoncer la pub est une chose, et c'est normal de le faire. Ceux qui disent que la publicité n'est pas pire que celles de Molson ou Coors ont tout à fait raison. Mais là où il a manqué de jugement, c'est d'accepter d'y participer. Je crains que Georges devienne une source de distraction pour le Canadien.