Yannick Weber
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Comme il le fera tout au long de la saison, Dany Dubé répond à vos questions.
Dany Dubé publie ses réponses à vos questions tous les mercredis. Voici sa première chronique.
Au menu cette semaine: la blessure d'Andrei Markov et la situation des défenseurs du Canadien, le calcul du temps d'utilisation des joueurs et l'éternel débat entre le hockey junior et le niveau universitaire.
Q: Selon vous, quel défenseur du Canadien a tout avantage à pratiquer son lancer frappé de la ligne bleue afin de jouer un rôle clé, comme le faisaient Sheldon Souray ou Mark Streit?
Pierre Charlebois
R: Deux joueurs auront la responsabilité de tirer à la volée. Jaroslav Spacek, un gaucher, offrira des possibilités du côté droit. Je crois aussi qu'on pourrait donner une chance à Yannick Weber, un droitier, qui pourrait tirer du côté gauche. L'acquisition de Marc-André Bergeron donnera également une option à Jacques Martin chez les droitiers.
Q: Si le Canadien avait eu un entraîneur des défenseurs, aurait-on pu éviter la blessure d'Andrei Markov? Je m'explique. Il y a fort à parier que la jambière de Markov n'était pas assez longue pour la mettre en dessous de la languette de son patin. Pourquoi les entraîneurs n'attachent-ils pas plus d'importance à la qualité de la protection des joueurs, quitte à les obliger à respecter des normes précises?
Claude Vanier
R: Chez les pros, s'il y a un endroit où les entraîneurs n'interviennent pas, c'est dans la protection. Les joueurs veulent avant tout être à l'aise. Trop souvent, ils vont sacrifier de la protection pour du confort. Dans le cas de Markov, pour que le patin de son gardien se faufile sous sa jambière pour couper l'intérieur de la cheville, c'est vraiment une question de malchance. Vous conviendrez avec moi que la plupart des coups sont du haut vers le bas. L'inverse est très rare.
Q: J'aimerais savoir si le type de blessure qu'a subie Andrei Markov au tendon de la cheville peut le handicaper et diminuer ses aptitudes une fois sa convalescence terminée?
Bruno Rivest
R: Absolument pas. Après vérification avec le personnel médical du Canadien, c'est un tendon sectionné. Il n'y aura aucune séquelle pour ce qui est de la mobilité et de l'efficacité du joueur.
Q: Le salaire d'Andrei Markov comptera-t-il dans la masse salariale le temps de son absence?
Luc Rhéaume
R: Question très complexe. La portion du salaire de Markov sera mise en réserve et le CH va pouvoir s'engager financièrement pour la somme qu'il touche pendant qu'il est absent. Au retour de Markov, son salaire (ce qu'il en reste à payer) recommence à être comptabilisé. C'est d'ailleurs pourquoi les équipes se tournent vers des solutions à court terme, soit des joueurs autonomes à petit salaire ou des rappels de la Ligue américaine. Marc-André Bergeron, à 750 000 $, pourra facilement être rétrogradé s'il ne peut pas garder son poste avec le Canadien au retour de Markov.
Andrei Markov
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Q: Comment fait-on pour calculer avec tant de précision le temps de glace des joueurs?
Éric Boudreau
R: La Ligue nationale, par le biais de ses statisticiens, note les temps à l'entrée et à la sortie de la patinoire. Il y a au moins quatre ou cinq statisticiens au service de la LNH. Ce n'est toutefois pas précis à la seconde près, donc il y a une marge d'erreur d'une dizaine de secondes.
Q: Mon fils joue Bantam AAA ici en Ontario. Il est aussi très bon à l'école et maintient toujours une très bonne moyenne dans ses cours. Pour nous, l'éducation passe bien avant son hockey. Nous reconnaissons que ses chances de faire carrière dans le monde du hockey sont minimes, mais nous aimerions qu'il profite de ses habiletés au hockey pour faire avancer son éducation.
Ma question est simple: s'il est repêché dans la Ligue junior de l'Ontario, devrions-nous passer par-dessus cette option pour ne pas sacrifier ses chances de jouer au hockey universitaire, soit au Canada ou aux États-Unis?
Gilles Lavigne
R: Le hockey junior donne des chances de repêchage dans la LNH à plus court terme. Le temps de développement pour un joueur au niveau junior est réduit par la convention qui régit la LNH et la Ligue canadienne de hockey. Lorsque tu es repêché, l'équipe a un an pour t'offrir un contrat. Les meilleurs candidats obtiennent des contrats, et donc la chance de jouer dans la LNH.
Pour tous ceux qui connaissent un développement plus tardif, le hockey junior est une moins bonne option. Une organisation professionnelle n'est pas obligée d'offrir un contrat au joueur pendant son stage universitaire. Il devient admissible aux niveaux professionnels à la fin de son stage, et est exclu de son niveau de compétition universitaire s'il signe un contrat dans la LNH. Un joueur qui prend ses études au sérieux va terminer ses études avant de s'engager dans sa carrière professionnelle.
Si votre fils est un surdoué, la voie du hockey junior m'apparaît comme l'option intéressante. Mais il sera forcé de faire des compromis sur le plan scolaire. S'il veut se donner toutes les chances de réussir, il devrait choisir la voie des études, et profiter des bourses et du temps de développement plus long. De plus, il a toujours l'option d'abandonner ses études en cours de route s'il signe un contrat, comme l'a fait Max Pacioretty l'an dernier.