Bonjour à tous,
D'ici quelques jours, des dizaines de hockeyeurs vivront l'expérience d'un repêchage de la LNH. Pour ma part, je conserve un bon souvenir du repêchage de 2001 en Floride.
Si ma mémoire ne me fait pas trop défaut, j'étais classé comme le 18e ou le 20e espoir en Amérique du Nord. Au Québec, je venais tout juste après Pascal Leclaire.
Contrairement à Leclaire, je ne m'attendais pas à voir mon nom dès le premier tour. Les Blue Jackets de Columbus avaient choisi Leclaire au 8e rang. Quant à moi, j'ai patienté jusqu'au 55e échelon pour connaître ma future équipe.
L'année de mon repêchage, les Européens avaient la cote. Ilya Kovalchuk avait ouvert le bal en devenant le tout premier choix des Thrashers. Des 30 joueurs repêchés au premier tour, 11 provenaient du Vieux Continent.
Au deuxième tour, mon agent m'avait prévenu de ne pas bouger. Les Sabres de Buffalo m'ont finalement choisi avec leur troisième choix du deuxième tour. Au 32e rang, ils ont repêché Derek Roy, au 50e rang, ils ont opté pour Chris Thorburn et cinq rangs plus tard, ils me réclamaient.
Les Sabres avaient fait de Jiri Novotny leur choix de premier tour, au 22e rang. En 2001, les Sabres ont donc renfloué leur banque d'attaquants. Derek Roy est d'ailleurs devenu l'un des visages les plus importants de l'équipe. En toute modestie, je crois également faire partie du noyau de l'équipe quelques années plus tard.
Honnêtement, je n'étais pas sous le choc quand j'ai entendu le recruteur du Québec prononcer mon nom. J'avais un bon sentiment, car les Sabres m'avaient démontré beaucoup d'intérêt en entrevue.
Une fois le chandail des Sabres sur le dos, j'ai ressenti un sentiment difficile à décrire. Tu revois des tonnes d'images défiler dans ta tête. Tu te revois à tes débuts au hockey, tu te revois à des tournois un peu partout au Québec et tu te revois également avec tes parents en direction d'un entraînement ou d'un match.
Le jour du repêchage, tu dois aussi comprendre que tu viens simplement d'accomplir un premier pas vers la LNH. Le reste du parcours à franchir t'appartient.
À bientôt,
Jason Pominville