Nicklas Lidstrom
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Bonjour à tous,
Malgré un petit retard, je tiens à analyser cette finale de la Coupe Stanley. Personnellement, je voudrais voir les Penguins soulever le précieux trophée.
Je connais plusieurs joueurs des Penguins, car il y a bon nombre de Québécois dans l'équipe, alors que je n'ai pas d'ami dans le camp des Wings. C'est donc pour une raison de coeur que j'opte pour Pittsburgh.
Malheureusement, je ne vois pas une seule équipe capable de vaincre les Red Wings dans une série de sept matchs. Ils ont tout simplement trop de talent et de profondeur. Ils font peur tellement ils sont bons et tellement ils respectent le système de Mike Babcock.
En théorie, une équipe « normale » souffrirait de la perte d'un attaquant de renom comme Pavel Datsyuk. Mais pas les Wings. Ils ont gagné leurs quatre derniers matchs sans leur meilleur marqueur en saison.
Datsyuk n'est pas simplement un centre de 97 points, il est aussi le meilleur attaquant défensif de la LNH. C'est à lui que Babcock confie les missions de contrer le meilleur trio adverse et de jouer en désavantage numérique.
Les Wings ont tellement de profondeur qu'ils ont sorti de leur chapeau des gars comme Darren Helm et Justin Abdelkader.
Abdelkader n'avait jamais marqué un but dans la LNH et il en a inscrit deux en trois matchs de la finale de la Coupe. C'est quand même tout un exploit.
Il y a quelques jours, j'ai parlé à mon ami Francis Lemieux qui jouait pour les Griffins de Grand Rapids, l'équipe-école des Wings dans la Ligue américaine. Francis m'a fait l'éloge de Darren Helm. C'est un gars avec un coup de patin incroyable et il n'aurait pas dû jouer dans la Ligue américaine cette saison. Helm a simplement été victime d'une équipe qui a trop de talent et il a dû attendre son tour.
Lidstrom, Rafalski et Osgood
Mikael Samuelsson et Chris Osgood
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PC/AP Photo/Carlos Osorio
À la défense, les Wings misent sur un groupe remarquable. En finale de l'Est, Sidney Crosby et Evgeni Malkin se retrouvaient face à des Tim Gleason, Dennis Seidenberg ou Joe Corvo.
Maintenant, Crosby et Malkin ont dans les pattes Nicklas Lidstrom et Brian Rafalski. On parle d'une autre catégorie de défenseurs. Malgré tout le talent du monde de Crosby ou de Malkin, ils n'ont plus la même liberté contre Lidstrom ou Rafalski.
Devant le filet, on a toujours des doutes sur Chris Osgood, mais il gagne les gros matchs. Osgood n'est pas un gardien spectaculaire. Il se contente de faire son travail et il se fie à ses défenseurs.
À mes yeux, les Red Wings sont un modèle dans la LNH. Ils ont de bons joueurs, de bons entraîneurs, un bon DG et une équipe exceptionnelle de recruteurs.
Pas encore terminée
Malgré un recul de 0-2, je ne crois pas que les Penguins sont morts pour autant. Ils reprendront vie dans cette série au Mellon Arena de Pittsburgh.
Il ne faut pas oublier également qu'ils perdaient 0-2 dans leur série contre les Capitals de Washington.
Je pense sincèrement qu'ils rebondiront, puisque Crosby et Malkin ont trop de caractère pour abandonner. Marc-André Fleury pourrait également voler un match à lui seul.
Un bon choix
En terminant, je voudrais glisser quelques mots sur l'embauche de Jacques Martin comme entraîneur-chef du Canadien. Je ne connais pas beaucoup l'homme, mais je sais qu'il est un entraîneur respecté dans la LNH.
Tu ne peux pas survivre aussi longtemps dans ce métier comme entraîneur ou directeur général si tu n'es pas une bonne tête de hockey.
Comme un peu tout le monde, j'ai été surpris de le voir débarquer à Montréal. C'est rare qu'un DG quitte ses fonctions pour accepter un rôle d'entraîneur.
Bob Gainey recherchait un entraîneur d'expérience, il vient d'en trouver un bon.
On se reparle à la conclusion de la grande finale.
À bientôt,
Jason Pominville