Laperrière, le coeur au Colorado

Ian Laperrière Ian Laperrière   © AFP/Scott A. Schneider/Getty Images

L'Avalanche n'a toujours pas de directeur général, et l'entraîneur-chef Tony Granato ne tient qu'à un fil.

Ian Laperrière n'a pas l'intention de déménager. Le robuste attaquant fixe l'Avalanche comme son premier choix et il ne s'attend pas à recevoir un coup de téléphone du CH.

Malgré l'incertitude qui règne au Colorado, Ian Laperrière désire poursuivre sa carrière dans cet État de l'Ouest américain.

« J'aime le Colorado et quand tu as une famille, tu ne peux pas juste penser au joueur de hockey, a dit Laperrière sur les ondes de Sports Extra. Nous avions négocié pendant l'année et nous devrons maintenant nous entendre sur les termes. »

Les négociations se trouvent au point mort pour une raison très logique, l'absence d'un directeur général.

« Ça ne m'inquiète pas trop, explique l'attaquant qui deviendra joueur autonome sans compensation le 1er juillet. Si le nouveau DG ne m'aime pas, je vais me tourner de bord rapidement. Et s'il m'aime, je pourrai rester ici. »

Advenant un échec dans les négociations, le Québécois ne voit pas le Canadien de Montréal comme une destination potentielle.

« Je viens de Rivière-des-Prairies et c'est évident que j'aurais voulu endosser l'uniforme du Canadien. Il y a cinq ans, le CH ne m'a pas téléphoné quand je suis devenu joueur autonome. Ils ne l'ont pas fait quand j'avais 30 ans, alors je ne vois pas pourquoi ils le feraient à l'âge de 35 ans. »

En 74 matchs l'an dernier avec l'Avalanche, Laperrière a amassé 19 points (7 buts, 12 passes) en plus de passer 163 minutes au banc des punitions.

Il empochait 1,150 million la saison dernière.

Roy, un bon candidat

Au parfum des rumeurs envoyant Patrick Roy au Colorado, Laperrière ne dirait pas non à la venue de l'ancien gardien du Tricolore.

« J'ai le plus grand respect pour Roy, le hockeyeur, affirme-t-il. C'est un gagnant, c'est en lui. Il a connu du succès comme entraîneur avec les Remparts et je ne vois pas pourquoi il ne le ferait pas dans la LNH. »

Laperrière, qui suit les rumeurs sur Internet de son domicile au Colorado, trouve la situation pénible pour Tony Granato.