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![]() Hockey LNH - Coyotes Doan ne craint pas BalsillieMise à jour le mardi 19 mai 2009 à 15 h 16 Un texte de Jean-François Chaumont
« Jim Balsillie ne me fait pas peur. » Shane Doan tient un discours différent de celui du commissaire de la LNH, Gary Bettman, ou de son bras droit, Bill Daly. Au coeur d'un bras de fer avec la LNH pour l'achat des Coyotes, Balsillie n'a pas que des ennemis. Il attend toujours de voir si son offre de 212,5 millions tiendra la route. « Honnêtement, je crois que ses intentions sont bonnes, a dit Doan en entrevue à Radio-Canada Sports. Balsillie rêve d'une septième équipe au Canada et de l'établir dans le sud de l'Ontario. En tant que Canadien, j'aime l'idée de voir le hockey revenir au Canada. » Dans le meilleur des mondes, Doan préférerait toutefois ne pas vivre un deuxième déménagement. À la fin de la saison 1996, son année recrue, l'Albertain a vécu la dernière délocalisation dans la LNH, passant de Winnipeg à Phoenix. Réaliste, il reconnaît que le hockey à Phoenix se retrouve sur le respirateur artificiel. « Le problème à Phoenix, c'est que nous n'avons pas encore une équipe gagnante. L'Arizona est un marché incroyable quand tu gagnes. Quand tu perds, les gens ont plusieurs options devant eux. Il y a les Suns de la NBA, les Cardinals de la NFL, les Diamondbacks au baseball, deux épreuves de NASCAR, le Fiesta Bowl au football universitaire et le Super Bowl se joue souvent en Arizona. » Sans surprise, Doan apprécie également le chaud soleil de l'Arizona. « À mes yeux, Phoenix ou Glendale sont deux des plus belles villes au monde durant l'hiver. Il y a également une population d'environ 4000 ou 5000 Canadiens et des milliers d'Américains du nord des États-Unis qui passent les mois hivernaux ici. » Capitaine des Coyotes depuis 2003-2004, Doan a pris racines dans cet état du sud-ouest. « Je joue à Phoenix depuis déjà 13 ans et mes quatre enfants sont nés en Arizona. Avec le temps, je me suis lié d'amitié avec plusieurs gens d'ici. Ça me ferait mal au coeur de voir l'équipe déménager. Il y a des centaines de personnes qui travaillent ou qui gravitent autour de l'organisation des Coyotes. Je me sentirais mal de voir autant de gens à qui je parle presque tous les jours perdre leur emploi. » Un propriétaire discret Si Doan parle avec une belle candeur des employés des Coyotes, il devient plus hésitant lorsque vient le temps de décrire le propriétaire Jerry Moyes. « Je ne le connais pas très bien, affirme-t-il. Il ne se mêle pas beaucoup des activités de l'équipe, il est assez discret. » Au Canada avant Las Vegas
Doan, qui était le capitaine du Canada au dernier Championnat du monde en Suisse, garde de bons souvenirs de son unique année à Winnipeg, en 1995-1996. « Ça fait déjà très longtemps, mais je me souviens encore du jour où les propriétaires nous ont annoncé le départ de l'équipe pour Phoenix. Je suis né en Alberta, alors c'était spécial pour moi de porter le logo des Jets, une équipe de l'Ouest canadien. J'ai adoré mon expérience à Winnipeg et si je dois y retourner, je le ferai avec le sourire. » Advenant le déménagement d'une équipe ou l'ajout d'une 31e franchise, Doan opterait-il pour Hamilton, Winnipeg, Québec ou Las Vegas? « J'opterais pour une équipe canadienne, explique le sympathique joueur de 32 ans. Je ne suis toutefois pas dans la peau de Gary Bettman et la décision ne me revient pas. »
Le pool de hockey
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