Bonjour à tous,
C'est avec plaisir que j'ajoute mon nom à ceux de Marc-André Fleury et de Jean-Pierre Dumont comme chroniqueurs pour le site de Radio-Canada.ca/Sports.
Pour une deuxième saison d'affilée, je ne vivrai pas la frénésie des séries. Deux petits points... C'est ce qu'il nous manquait pour atteindre notre objectif.
Honnêtement, c'est excessivement frustrant de terminer la saison au 10e rang. Je crois que les Sabres avaient tout le talent nécessaire pour se retrouver parmi les huit meilleures formations dans l'Est. Tu joues pendant un an avec l'espoir de poursuivre et de te rendre loin en séries. Quand tu ne parviens même pas à y accéder, c'est difficile à accepter.
Évidemment, les blessures à Ryan Miller et à Thomas Vanek ont fait très mal à l'équipe. Mais je ne veux pas me servir de cela comme excuse. Je ne connais pas une seule formation de la LNH qui ne doit pas survivre à des pertes de joueurs importants au cours d'une saison de 82 matchs.
Avant même de perdre notre gardien numéro un et notre meilleur buteur, on s'était déjà mis dans une fâcheuse position.
Pour une raison inconnue, notre attaque ne produisait plus. Sur une note personnelle, j'ai traversé une séquence d'environ 30 matchs avec 1 ou 2 buts à 5 contre 5. Je n'avais aucune confiance en moi, mais heureusement, j'ai retrouvé ma touche en fin de saison.
Durant l'absence de Miller, Patrick Lalime a joué du bon hockey. Il y avait beaucoup de pression sur les épaules de Patrick, car il devait remplacer un des meilleurs gardiens de la LNH à une période cruciale de l'année (du 24 février au 25 mars).
Lalime n'avait pas beaucoup joué depuis le début de l'année et on s'attendait presque à des miracles de sa part. Je me souviens d'un match en Caroline (26 février) où Patrick était vraiment malade. Il recevait des traitements par intraveineuse entre les périodes. Malgré tout, il a tenu l'équipe dans le match avec plus de 30 arrêts.
Lindy Ruff
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PC/Don Heupel
Nous avions perdu cette rencontre 2-1 en fusillade. Cette défaite était à l'image de notre mauvaise séquence. Nous n'étions tout simplement pas capables de marquer de buts.
Les rumeurs...
Quand tu ne participes pas aux séries deux ans d'affilée, le premier réflexe est toujours de blâmer les entraîneurs. En toute franchise, je peux vous confirmer que Lindy Ruff n'est pas l'homme à montrer du doigt.
À Buffalo et un peu partout dans la LNH, j'entends des rumeurs à son sujet. Lindy est à la tête des Sabres depuis 1997 et je ne peux m'imaginer le voir partir.
J'ai tellement de respect pour Lindy, j'ai grandi avec lui dans la LNH. Au cours des années, j'ai construit une bonne relation et je souhaite sincèrement son retour derrière le banc de notre équipe l'an prochain. Même chose pour notre directeur général, Darcy Regier, et notre entraîneur adjoint James Patrick.
Encore 82 matchs
Pour une troisième année de suite, j'ai joué les 82 matchs de notre équipe. Je suis très content de cette statistique. Il faut de la chance pour réussir cet exploit, mais aussi beaucoup d'heures d'entraînements.
En termes de points, je n'ai pas connu une aussi bonne saison que l'an dernier en chutant de 80 à 66 points.
Mes équipes surprises
Cam Ward
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PC/AP Photo/Karl B DeBlaker
Avant de conclure, je vous prédis mes équipes cendrillon pour l'Association de l'Est et de l'Ouest. Dans l'Est, les Hurricanes de la Caroline risquent de faire un bon bout de chemin.
Les Hurricanes étaient l'équipe la plus « hot » de la LNH avant le début des séries. Cam Ward a connu une fin de saison remarquable et un gars comme Eric Cole a transformé cette équipe.
Il existe une belle chimie entre Cole et Eric Staal. Les Hurricanes ont déjà gagné dans le passé et ils savent comment jouer en séries.
Dans l'Ouest, j'aime beaucoup les chances des Flames de Calgary, même s'ils ont quelques blessés. Ils ont fini au 5e rang et ils affronteront une équipe très jeune au premier tour, les Blackhawks de Chicago.
C'est tellement difficile de jouer contre les Flames. Ils ont des défenseurs robustes et ils frappent fort. Un gars comme Dion Phaneuf te fait payer le prix quand tu t'aventures dans son coin de patinoire.
Je vous reparle sous peu.
À bientôt,
Jason Pominville