Pekka Rinne
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PC/AP Photo/Jeff Roberson
Bonjour à tous,
Je vous disais en début de saison que je croyais en nos chances de participer aux séries. Même avec le départ d'Alexander Radulov pour la Russie, je savais que c'était un objectif réalisable.
Après 74 matchs, les Predators se retrouvent au 8e rang de l'Association de l'Ouest avec 80 points. Encore une fois, nous faisons mentir plusieurs experts.
Je ne veux surtout pas penser que nous avons atteint notre but. Il reste encore 8 matchs à jouer et nous affronterons deux fois les Red Wings de Détroit, deux fois les Blackhawks de Chicago et deux fois les Blue Jackets de Columbus.
Pour participer aux séries, j'estime que nous devrons remporter un minimum de cinq de nos huit derniers matchs. La lutte est tellement serrée dans l'Ouest. Nous n'avons aucune marge de manoeuvre avec les Oilers, les Blues et le Wild, qui nous talonnent au classement.
Malgré l'absence de grands noms à Nashville et la 27e attaque de la LNH avec seulement 188 buts, nous risquons de participer aux séries.
Le secret de nos succès a pour nom Pekka Rinne. Sans lui, nous serions déjà éliminés de la course aux séries.
Rinne fait les gros arrêts, il nous garde toujours dans le match et il parvient à voler des victoires assez souvent. Pour un gardien recrue, il est vraiment dominant. Il a un impact presque aussi important sur notre équipe que Steve Mason avec les Blue Jackets de Columbus.
Avant de faire le saut à Nashville, Rinne a attendu patiemment son tour dans la Ligue américaine avec notre club-école de Milwaukee. Je me réjouis vraiment pour lui, puisqu'il a travaillé excessivement fort pour atteindre la LNH.
Sans Arnott
Blessé au haut du corps, Jason Arnott a raté les sept derniers matchs de notre équipe. Pour ajouter à notre malheur, David Legwand s'est lui aussi blessé. Malgré tout, nous venons tout juste de vaincre les Sharks de San José 3-2.
Radek Bonk, que vous avez connu à Montréal, a joué un rôle important contre les Sharks en suivant à la trace Joe Thornton. Sans être un joueur spectaculaire, Bonk est un bon centre défensif. Il a beaucoup manqué à l'équipe durant son absence de 12 matchs.
Encore 60 points
Jean-Pierre Dumont
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PC/Nathan Denette
Sur une note plus personnelle, je me dirige vers une troisième saison d'affilée de plus de 60 points. Honnêtement, je ne me préoccupe pas beaucoup de mes statistiques. Mon objectif demeure le même: participer aux séries.
À 30 ans et avec un contrat à long terme avec les Predators, les statistiques individuelles passent vraiment en deuxième dans ma tête.
À l'image de l'équipe, j'ai connu des hauts et des bas cette saison. J'ai d'ailleurs survécu à une interminable séquence de 16 matchs sans but entre la mi-décembre et la mi-janvier.
Les célébrations d'Ovechkin
Alexander Ovechkin a fait couler beaucoup d'encre après avoir marqué son 50e but. Fidèle à lui-même, il a célébré ce but avec enthousiasme. Il a déposé son bâton sur la glace et il faisait semblant qu'il était brûlant.
Le Lightning de Tampa Bay n'a pas apprécié son geste, tout comme de nombreux autres joueurs dans la LNH ou plusieurs journalistes.
Pour ma part, ça ne me dérange pas du tout. Oui, j'ai trouvé son geste un peu bizarre, mais dans mon esprit, un gars qui marque 50 buts peut bien faire ce qu'il veut.
C'est tellement difficile d'atteindre ce plateau que je lui pardonne son excès de joie. S'il avait nargué ses rivaux, le Lightning, je ne tiendrais pas le même discours. Mais ce n'était pas le cas.
Je vous reparle d'ici la fin de la saison.
À bientôt,
Jean-Pierre Dumont