Pire que chez les pros

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La violence au hockey est présente.

La violence au hockey existe bel et bien. La ville de Guelph, en Ontario, a été le théâtre d'incidents disgracieux vendredi dernier.

Plus qu'on le pense.

Pas juste chez les professionnels.

Pas seulement chez les juniors.

Comment imaginer que des enfants de huit ans peuvent en arriver à une mêlée générale après un match?

Impossible, dites-vous? Pas du tout.

Vendredi dernier, le Thunder de Niagara Falls, équipe de catégorie novice AAA, venait de perdre 8-1 contre les Devils de Duffield dans un tournoi disputé, à Guelph, en Ontario.

Selon les premiers témoignages recueillis, des joueurs frustrés se seraient bousculés à la fin du match. Les entraîneurs des deux équipes auraient alors envoyé tous leurs joueurs sur la glace pour participer à l'échauffourée.

L'entraîneur de Niagara Falls s'avance vers son homologue. La discussion devient animée et l'entraîneur de Niagara aurait craché au visage de l'entraîneur de Duffield.

Les policiers sont appelés à intervenir. Ils séparent les belligérants et récupèrent l'enregistrement vidéo de l'incident. Les policiers ont donc fait enquête au cours des derniers jours et leur conclusion pourrait être connue mercredi. Des accusations de voies de fait pourraient être portées.

Les autorités sportives ont pour leur part imposé des suspensions à six joueurs pour leur implication dans la mêlée générale.

Pour ce qui est de la bande vidéo, elle demeure entre les mains des policiers.

Les associations de hockey de l'Ontario et du Canada se disent déçues par ces gestes déplorables.

Des parents présents à ce match ont déclaré être dégoûtés, mais en ajoutant qu'il y avait eu provocation.

D'autres ont parlé d'un problème d'arbitrage. Des officiels sans expérience qui auraient été trop complaisants.

Mais, à la base, n'est-ce pas plutôt un problème de comportement de la part des parents et des entraîneurs?

Des sociologues le soulignent depuis longtemps. Les jeunes joueurs sont soumis à beaucoup trop de pression.

Cette mentalité augmente le risque de dérapages. Alors qu'à huit ans, les jeunes ne pensent qu'à s'amuser.

(Avec la collaboration de Laurent Mathieu et de Daniel Thibeault)

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