Alexei Cherepanov
Les plus récents champions de la Coupe Stanley continuent d'influencer le déroulement du repêchage, qui suit souvent moins de deux semaines après la dernière conquête.
La LNH a visiblement boudé les joueurs originaires d'Europe au premier tour, comme l'ont enseigné les Ducks d'Anaheim.
L'empreinte palmée des Ducks d'Anaheim, encore humide du champagne qui a coulé à flots en Californie, a définitivement marqué le déroulement du premier tour de la sélection 2007, vendredi soir, à Columbus.
Le fait que les Ducks aient décroché les grands honneurs en comptant sur 19 joueurs canadiens et seulement 3 Européens dans leurs rangs a peut-être sonné le réveil des 29 autres directeurs généraux.
C'est ainsi que 11 des 12 premiers joueurs sélectionnés proviennent des États-Unis ou du Canada. La seule exception, en 8e place, Jakub Voracek, un Tchèque qui vient de passer ses deux dernières années à Halifax. Les experts décrivent son style comme « résolument nord-américain ».
En fait, les États-Unis ont signé un doublé historique avec les deux premiers choix, Patrick Kane à Chicago, puis James vanRiemsdyk à Philadelphie. Avec 10 Américains sélectionnés au premier tour (20 % d'entre eux par Montréal), la LNH a égalé le record établi en 2006.
Le Canada a raflé la part du lion avec un total de 16 élus.
Ultimatum ou conspiration?
L'autre explication possible pour la faible représentation européenne dans ce premier tour provient peut-être des coûts de plus en plus élevés reliés à l'importation des joueurs originaires des vieux pays. Seulement quatre d'entre eux ont trouvé preneur pour le moment!
Jakub Voracek
De plus, en sachant que la Russie n'a toujours pas paraphé l'entente établissant les montants compensatoires que les clubs européens doivent toucher, la conséquence est directe.
Le seul joueur russe sélectionné au premier tour, Alexeï Cherepanov, a rongé son frein pendant plus de deux heures avant que les Rangers daignent l'appeler au 17e rang. Le jeune homme était pourtant classé 1er chez les Européens par la centrale de dépistage de la LNH. Don Cherry doit rire dans sa barbe...
Autre constatation, les gardiens, qui ont fait les belles heures des dernières séances de repêchage, sont totalement absents du premier tour. Les places pour de bonnes jambières sont-elles si rares?