Andrej Meszaros
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OTTAWA - Au New Jersey et à Ottawa, le repêchage fait foi de tout. Pas moins de douze joueurs des deux équipes proviennent du repêchage. Et pas les moindres.
Depuis l'élimination du Canadien, partisans et experts réclament la venue d'un joueur étoile pour relancer l'équipe. Une avenue que les Sénateurs et les Devils n'ont pas exploitée pour construire leur formation.
Daniel Alfredsson, Jason Spezza, Ray Emery, Chris Phillips, Anton Volchenkov, Andrej Meszaros, Antoine Vermette et Mike Fisher ont tous grandi au sein de l'organisation des Sénateurs.
Du côté des Devils, c'est un peu la même histoire. Martin Brodeur, Patrik Elias, Scott Gomez, Brian Gionta, Zach Parisé et Paul Martin ont endossé l'uniforme des Devils dès le jour du repêchage.
« Avec la réalité du plafond salarial, le repêchage devient encore plus important, affirme le défenseur Chris Phillips. Tu peux encore obtenir un joueur vedette sur le marché des joueurs autonomes, mais tu devras lui consentir plusieurs millions pour l'attirer. Souvent, des équipes sacrifient trop d'argent pour obtenir un joueur. Par la suite, ils manquent d'argent pour les bons joueurs de troisième et de quatrième trios. »
Une bonne équipe de recruteurs se cache derrière les succès des Sénateurs.
« Les Sénateurs ont des recruteurs partout dans le monde, dit Phillips. Ils n'hésitent pas à voyager en Slovaquie ou dans un coin perdu de la Russie pour trouver le bon joueur. Nos recruteurs ne doivent pas uniquement se fier au talent, ils parlent aux jeunes espoirs afin de connaître leur personnalité et leur caractère. C'est tellement important pour percer dans la LNH. »
Peu de joueurs autonomes
Brian Gionta
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Les joueurs autonomes n'ont pas changé le visage des Sénateurs et des Devils. Martin Gerber, Joe Corvo, Dean McAmmond et Brian McGrattan ont été acquis sur le marché des joueurs autonomes du côté des « Sens ».
Pour les Devils, seuls Richard Matvichuk, Jim Dowd et Erik Rasmussen ont été ajoutés à l'équipe de cette façon. On ne parle donc pas de joueurs d'impact.
La stabilité explique aussi les succès des Sénateurs et des Devils.
« C'est tellement plus facile lorsque tu côtoies tes coéquipiers depuis longtemps, explique l'attaquant Antoine Vermette. Avant de jouer avec Chris Kelly au sein du troisième trio à Ottawa, j'ai joué avec lui à Binghamton dans la Ligue américaine. »
Avant de dépenser plusieurs millions pour un ou deux joueurs autonomes, Bob Gainey devrait possiblement s'inspirer des Sénateurs et des Devils.
Surtout que depuis le retour du lock-out, plusieurs jeunes émergent chez le Tricolore. Chris Higgins, Mike Komisarek, Guillaume Latendresse, Tomas Plekanec et Andrei Kostitsyn en sont de bons exemples.
Il faut maintenant un peu de patience.