Les Ducks dans la tête!

  |  Jean-François Chaumont  |  Radio-Canada
Samuel Pahlsson Pahlsson entouré d'Alfredsson et Meszaros   © AFP/Jeff Gross/Getty Images

OTTAWA - Martin Brodeur décrivait les Sénateurs comme une équipe inébranlable, une équipe qui jouait avec une confiance débordante. Des qualités qui ne ressortent pas face aux Ducks.

Martin Brodeur décrivait les Sénateurs comme une équipe inébranlable, une équipe qui jouait avec une confiance débordante. Des qualités qui ne ressortent pas face à Anaheim.

Aux yeux du gardien étoile, les Devils ne parvenaient pas à rentrer dans la tête des Sénateurs. Cette intrusion tant souhaitée par Brodeur, les Ducks l'ont réussi.

Les Ducks ont-ils vraiment trouvé place dans le « cerveau » des Sens depuis le jour un de cette finale de la Coupe Stanley?

« Non, répond avec conviction et sans hésitation, le capitaine Daniel Alfredsson. Nous ne jouons tout simplement pas à notre niveau habituel. »

Louangé depuis le début des séries, Alfredsson a frappé un mur face aux Ducks. Le mur a trois noms: Samuel Pahlsson, Rob Niedermayer et Travis Moen.

Alfredsson et ses compagnons de trio, Jason Spezza et Dany Heatley, n'ont toujours pas obtenu de but en deux matchs. Une panne qui survient au pire moment.

« Le trio de Pahlsson fait du bon travail et il a réussi à nous contenir depuis le début de la série, explique Spezza. Nous devons lui rendre crédit. Mais le principal problème selon moi, c'est que nous ne jouons pas aussi bien. Nous ne contrôlons pas la rondelle assez longtemps et nous ne provoquons pas autant de chances que lors des dernières séries. En ce moment, nous craignons de commettre des erreurs et nous ne prenons pas assez de risques. Tout cela reviendra avec la confiance. »

En plus de museler le trio numéro un des Sénateurs, Moen et Pahlsson ont inscrit les deux buts gagnants dans cette série. De quoi rentrer dans la tête des Sens!

Rien d'impossible

Spezza, Alfredsso, Heatley Un trio qui donne du fil à retordre.   © PC/Bill Kostroun

Malgré un retard de 0-2, les Sénateurs croient toujours en leur chance de revenir dans cette série. Dans l'histoire de la Coupe Stanley, 30 équipes ont perdu leurs deux premiers matchs à l'étranger. Une seule équipe parmi les 30 a surmonté un tel retard, le Canadien de Montréal de 1971.

« Les Sénateurs ont du caractère, nous l'avons démontré cette saison, affirme le Québécois Antoine Vermette. Nous revenons à la maison et l'énergie de nos partisans nous aidera. »

Le dernier choix dans les changements de trio facilitera également le travail de l'entraîneur Bryan Murray. À certaines occasions, Murray parviendra à éloigner l'unité de Pahlsson de celle de Spezza.

Afin de contrer le jeu robuste des Ducks, Murray n'a pas écarté la possibilité d'utiliser le dur à cuire Brian McGrattan. Il n'a toutefois pas le talent d'un sauveur.

Par ailleurs, Chris Neil, l'autre homme robuste des Sénateurs, a raté l'entraînement pour assister à la naissance de son premier enfant, une fille. Il sera toutefois en uniforme pour le troisième match de la série.