François Beauchemin bataille avec Markus Naslund.
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AFP/Jeff Vinnick
Un vélo stationnaire et la vision de Bob Murray, voilà la recette miracle aux succès de François Beauchemin avec les Ducks d'Anaheim.
Il joue plus de 30 minutes et il a encore de l'énergie. François Beauchemin nous explique sa recette miracle.
Dès son arrivée à Anaheim l'an dernier, Beauchemin a sauté sur un vélo dans le but de perdre du poids.
« C'est mon entraîneur Randy Caryle qui a pris cette décision, explique Beauchemin à Radio-Canada Sports. À l'époque, je ne comprenais pas trop pourquoi les Ducks tenaient absolument à ce que je perde du poids. »
Un an plus tard, Beauchemin comprend et remercie son entraîneur. Depuis le début des séries, il passe 30 min 49 s en moyenne par match sur la glace.
« Les Ducks n'ont rien fait par hasard avec moi, admet l'athlète originaire de Sorel. Ils avaient un plan en tête. Ils m'ont obligé à maigrir de 10 livres. Ça m'a permis d'être plus rapide et d'avoir plus d'énergie. Lorsque tu joues 30 minutes, tu as besoin d'être au sommet de ta forme. »
Depuis le jour un des séries éliminatoires, seul Chris Pronger, un candidat au trophée Norris, a obtenu un temps de glace supérieur au défenseur québécois chez les Ducks.
Le pif de Murray
Repêché au troisième tour par le Canadien en 1998, Beauchemin n'a jamais réussi à faire sa place à Montréal. On ne croyait pas trop en son potentiel dans l'entourage du Tricolore. Tellement qu'en 2004, le Canadien l'a perdu au ballottage au profit des Blue Jackets de Columbus.
À Columbus, les Jackets ont aussi commis une erreur avec Beauchemin en l'échangeant aux Ducks un an après avoir fait son acquisition.
Si les Ducks ont réussi un coup de génie, ils le doivent à Bob Murray, le bras droit de Brian Burke, directeur général de l'équipe.
« Murray m'a découvert dans la Ligue américaine, se souvient Beauchemin. Il couvrait le Moose du Manitoba lorsque je jouais à Hamilton ou à Syracuse. Lorsque les Ducks ont échangé Sergei Fedorov à Columbus, c'est lui qui a exigé que je sois impliqué dans la transaction. »
Murray aura donc vu ce que le Canadien et les Blue Jackets n'ont pas réussi à voir.
Et, aujourd'hui, le jeune défenseur vit ses plus beaux moments avec les Ducks. Montréal et Columbus sont très loin dans ses souvenirs.
« C'est pas mal excitant, juste de penser qu'on se retrouve à seulement quatre victoires de remporter la Coupe Stanley. C'est un rêve pour chaque joueur de hockey et on ne sait jamais quand on va avoir la chance d'y participer. Je me sens chanceux de pouvoir y être à ma 2e saison dans la LNH. »
Chanceux non, il le mérite...