Drury et Brière: une facture trop élevée pour les Sabres?
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PC/Don Heupel
OTTAWA - Daniel Brière et Chris Drury refusent d'y penser, mais les deux attaquants vedettes des Sabres risquent de ne pas revenir à Buffalo la saison prochaine. Du moins, possiblement un des deux.
Lorsque le marché des joueurs autonomes s'ouvrira le 1er juillet, Daniel Brière et Chris Drury seront très convoités. Les Sabres auront beaucoup de difficulté à les garder tous les deux.
Brière et Drury deviendront joueurs autonomes sans compensation le 1er juillet et plusieurs équipes cogneront à leur porte afin de les attirer.
Des millions seront sur la table et les Sabres devront trouver un moyen ingénieux s'ils souhaitent les garder tous les deux. Sans quoi, le directeur général Darcy Regier prendra une décision déchirante entre Brière et Drury.
Regier préférera-t-il les 95 points et le sens du jeu offensif de Brière ou les 69 points et le brio de Drury en désavantage numérique?
« Ce n'est pas quelque chose à quoi je pense, a expliqué Brière après l'entraînement, mardi. Ça va se régler à la fin de la saison. Pour l'instant, ce n'est pas important pour l'organisation et moi. »
Même son de cloche chez Drury.
« Je le répète depuis le début de l'année, mon attention reste sur le hockey et non ma situation contractuelle », affirme l'Américain de 30 ans.
L'année des Sabres
Si les cocapitaines des Sabres ne sont pas trop loquaces à ce sujet, leurs coéquipiers, eux, craignent leur départ.
« C'est vrai qu'on pense à ça des fois au sein de l'équipe, admet le centre Derek Roy. On sait qu'on va perdre des joueurs à la fin de la saison. On sait aussi que cette année, on a tous les joueurs, les entraîneurs et le personnel pour gagner. Cette année, c'est l'année où on doit y parvenir. »
Invaincus à leurs dix premiers matchs cette saison, les Sabres s'étaient vu prédire la Coupe Stanley par plusieurs experts. Ils sont venus si près l'année passée qu'ils y parviendraient dès cette année.
Les Sabres n'ont pas encore subi l'élimination, mais avec un recul de 0-3 face aux Sénateurs, ils n'ont plus de marge de manoeuvre.
Une Coupe Stanley aurait tellement facilité la vie au directeur général des Sabres, surtout qu'il a offert de lucratifs contrats à des attaquants moins reconnus. Ales Kotalik (2,5 millions), Jochen Hecht (2,35 millions) et Tim Connolly (3 millions) empocheront 7,85 millions en 2007-2008.