Emery peut compter sur de solides défenseurs comme Anton Volchenkov.
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OTTAWA - Zéro en 18. Voici la statistique la plus éloquente des trois premiers matchs de la finale de l'Association de l'Est.
Les Sénateurs n'ont pas juste une attaque qui fait peur, ils ont aussi une défense irréprochable depuis le début des séries. Et un désavantage numérique qui frôle la perfection.
Même si les Sabres ne manquent pas de talent à l'attaque, ils n'ont inscrit aucun but en avantage numérique. Au sommet de la LNH avec 308 buts, la puissante offensive des Sabres a frappé un mur contre les Sénateurs.
Reconnu pour sa modestie, Bryan Murray ne tarit pas d'éloges lorsque vient le temps de parler du jeu des siens en désavantage numérique.
« Je n'ai jamais vu un aussi bon désavantage numérique, affirmait Murray peu de temps après la troisième victoire des Sénateurs. Nous jouons de façon impeccable en exerçant une bonne pression sur le porteur de la rondelle et en bloquant des tirs. En plus, notre gardien fait les arrêts. »
Exercer de la pression. Pour le capitaine Daniel Alfredsson, voilà l'élément-clé.
« C'est la pression le facteur déterminant, explique Alfredsson. On ne veut pas leur laisser de temps de réaction. De cette façon, ils n'ont pas le temps de préparer leurs jeux et ils perdent plus rapidement la rondelle, surtout en deuxième moitié de match quand la glace se détériore. Je crois que ça devient frustrant pour eux. Pour parvenir à nous battre, ils doivent faire 2 ou 3 beaux jeux. S'ils réussissent, nous n'aurons qu'à les féliciter. »
Et lorsque les Sabres ont le temps d'orchestrer un jeu, bien souvent leurs tirs ne se rendent pas à Ray Emery. Avec 57 tirs bloqués depuis le début des séries, Anton Volchenkov se transforme souvent en deuxième gardien.
« Les gars n'ont pas peur de se sacrifier et on veut limiter le plus possible le nombre de tirs de nos rivaux », soutient Chris Phillips, le partenaire de Volchenkov à la ligne bleue.
Des joueurs responsables
Avec seulement trois revirements lors du dernier match, les Sénateurs ont réduit presque à néant les chances de marquer des Sabres.
Quand Dany Heatley et Jason Spezza réussissent bien en défense, il n'y a pas de doute que tous les joueurs contribuent à ce succès.
« On a confiance en nous et on peut compter sur nos partenaires, affirme l'attaquant Mike Fisher. Bryan Murray n'est pas le type d'entraîneur qui écrit des tonnes de X et de O sur un tableau, mais il nous a inculqué un très bon système de jeu. Et tous les gars le respectent, du joueur offensif au joueur de quatrième trio. »
La meilleure attaque c'est la défense. Les Sénateurs incarnent ce vieil adage.