Ray Emery se dresse devant Daniel Brière.
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PC/Jonathan Hayward
Aucun but en six occasions lors du troisième match et aucun en 18 depuis le début de la série. Pour Daniel Brière, les déboires des Sabres face aux Sénateurs s'expliquent par un avantage numérique déficient.
Les Sabres refusent d'abandonner malgré une pente quasi insurmontable. Mais ils devront résoudre leurs problèmes en supériorité numérique s'ils désirent obtenir un soupçon de chance.
« Ce qui nous fait le plus mal, c'est notre avantage numérique, explique à voix basse Brière, le cocapitaine des Sabres. Il n'y a rien qui fonctionne pour nous. Les Sénateurs exercent une bonne pression, mais nous manquons de confiance. Les gars ne se trouvent pas sur la glace et nous ne réussissons même pas les passes simples. »
Conscient que seulement deux équipes ont remonté des reculs de 0-3 en séries éliminatoires, Brière n'écarte pas cette possibilité. Même si elle paraît très mince.
« On est tous des joueurs de hockey et personne ne va lâcher tant que ce n'est pas terminé. Ça ferait longtemps que j'aurais abandonné le hockey si j'avais écouté tous ceux qui disaient que j'étais trop petit pour devenir un joueur de la LNH. On va se battre jusqu'à la fin, c'est la seule chose qu'on peut faire. »
L'entraîneur Lindy Ruff a lui aussi joué au philosophe.
« Il faut regarder ce qu'on a fait de bien cette saison, affirme l'entraîneur des Sabres. Il ne faut pas regarder le 0-3. Pour gagner, nous aurons besoin de quelque chose de spécial, mais nous avons connu plusieurs moments magiques cette année. »
Une équipe en confiance
Auteur du but gagnant, le capitaine Daniel Alfredsson a admis avoir joué de chance pour battre Ryan Miller.
« Dany a manqué le filet et honnêtement, je ne pensais pas que la rondelle rebondirait directement sur mon hockey. C'est un but chanceux, mais nous le méritions. »
À seulement un petit match d'une première présence en finale de la Coupe Stanley, le capitaine restait encore bien calme.
« Depuis le début des séries, nous prenons un match à la fois. On apprécie la victoire pour quelques heures, mais après on revient vite à nos affaires. C'est ce qui fait notre succès, on ne s'énerve pas pour rien. »
Non, les Sénateurs ne s'énervent pas pour rien. Ils jouent comme l'équipe qu'on espérait voir en séries depuis tant d'années.