Ce qu'ils en pensent...

Scotty Bowman Scotty Bowman   © PC/Paul Sancya

Scotty Bowman, ex-entraîneur du Canadien:

Coéquipiers, adversaires et observateurs de la scène du hockey nous parlent de Ken Dryden.

« Voilà un honneur bien mérité pour un gardien qui a remporté six Coupes Stanley en moins de huit saisons.

Ce record ne sera probablement jamais battu parce qu'il avait une bonne équipe devant lui. Il n'a pas reçu tout le crédit qui lui revient. »

Ken Dryden et Serge Savard Ken Dryden et Serge Savard

Serge Savard, ex-coéquipier:

« Il était toujours prêt. Il ne laissait rien au hasard. On ne peut rien lui reprocher sur sa préparation physique. Il a peut-être connu de mauvais matchs de temps à autre, mais il a connu plus de bons matchs que de mauvais.

C'était un homme réfléchi, un universitaire. Ce qui, au début des années 70, n'était pas monnaie courante dans la LNH. »

Marcel Dionne Marcel Dionne

Marcel Dionne, ex-joueur des Red Wings, des Kings et des Rangers:

« C'est un gardien qui ne montrait pas beaucoup ses émotions. On le sentait différent des autres. On savait qu'il étudiait le jeu.

Personnellement, j'ai connu un peu de succès contre lui. Je pense avoir inscrit un ou deux tours du chapeau. Mais il faut être très fort pour s'absenter du jeu pendant un an comme il l'a fait, et revenir en n'ayant rien perdu de son efficacité. »

Richard Garneau Richard Garneau   © Benoît Pelosse

Richard Garneau, commentateur sportif:

« C'était un travailleur au grand talent. Il avait surtout l'intelligence du jeu. Il possédait des réflexes extraordinaires. Il restait presque toujours debout. Il prenait beaucoup de place devant le but.

S'il y a une ombre à son brillant tableau, il n'a jamais été à son mieux contre les Russes. »

Stéphane Dion Stéphane Dion

Stéphane Dion, chef du Parti libéral du Canada:

« Quand j'étais jeune, on l'appelait le gardien à quatre étages. C'est un très grand joueur.

Aujourd'hui, il est la conscience du Parti libéral. C'est l'homme au grand coeur. Il y a toujours quelque chose de grand avec Ken Dryden. »

William Foster William Foster

William Foster, vice principal adjoint de l'Université McGill:

« J'étais vice-doyen de la faculté de droit de McGill lorsque Ken Dryden y a fait ses études, de 1971 à 1973. Je me souviens bien de lui. Il était très doué, autant comme étudiant que comme joueur, et a toujours été modeste à ce sujet.

La faculté de droit ne lui a accordé aucun traitement de faveur du fait qu'il était une vedette des « Habs », et il n'en a d'ailleurs jamais réclamé. Il était un simple étudiant parmi ses pairs. C'était à lui de respecter à la fois les exigences d'un programme d'études universitaires à temps plein et celles d'une carrière de joueur de hockey avec les « Habs ». Heureusement pour lui, la présence aux cours n'était pas obligatoire. Je serais curieux de savoir combien de cours il a raté. Je ne lui ai jamais demandé! Peu importe, ça n'a jamais paru dans ses travaux.

Les examens, eux, étaient obligatoires. Et, comme ces examens étaient au printemps, les préparer et les passer devait représenter un grand défi pour lui, en sachant qu'ils avaient lieu en même temps que les séries éliminatoires!

Mais Ken, qui a toujours gardé son calme, a su relever ce défi. Je dois avouer qu'il savait admirablement bien gérer ses deux emplois du temps. J'ai beaucoup d'admiration pour Ken Dryden, non seulement pour ce qu'il a fait à McGill et avec les « Habs », mais aussi pour la carrière qu'il a connue par la suite. »

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