
Canadien 2 - Bruins 4
Un texte de Jean-François Tremblay
Audio et Vidéo
![]() Photo: La Presse Canadienne /Winslow Townson Milan Jurcina |
Avec un début de saison à faire rêver, le Canadien de Montréal alimentera les conversations du temps des fêtes. Dommage qu'il ait raté sa chance d'offrir ses meilleurs voeux...
Les Bruins ont eu le dernier mot 4-2, samedi au TD Banknorth Garden, devant une foule à moitié montréalaise! Il faut dire que les billets du CH sont plus accessibles à Boston, à condition d'assumer les six heures de route.
Cette défaite, c'est un concours de circonstances. Ou, pour les plus superstitieux, la preuve ultime de la malédiction du 23 décembre. Le CH n'a jamais gagné à cette date sur la route depuis 1945.
Du bonbon pour les souteneurs de la malédiction: le match a été très bizarre. Le Canadien a dominé 40 minutes sans en profiter au pointage. Puis, en troisième, tout s'est écroulé.
Le défenseur Milan Jurcina, qui porte le 68 de Jaromir Jagr sans en avoir la moitié du talent, a inscrit le filet gagnant de la ligne bleue. Un tir sans déviation, sans obstruction. Cristobal Huet aimerait le revoir.
Stanislav Chistov a fait 4-2 avec une pièce d'anthologie. C'est bien qu'il rappelle de temps à autre par quel miracle il a été repêché au premier tour en 2001.
C'était pourtant l'égalité
Les Bruins ont eu à peu près quatre occasions de marquer en 40 minutes. Deux buts, dans deux circonstances exceptionnelles.
Sur le premier, un boulet de Zdeno Chara: déviation parfaite de Francis Bouillon. Sur le deuxième: l'arbitre a raté un bâton flagrant au visage de Craig Rivet. Marco Sturm en a profité pour viser le trou entre les jambières de Huet.
Pour le Canadien, Mike Komisarek et Michael Ryder ont répliqué. Le but de Ryder était le 11e du Tricolore en désavantage numérique.
Histoire d'arbitres
Pour les arbitres, c'était l'heure des vacances. Ils avaient l'esprit à la bûche et à la dinde bien plus qu'au hockey. Et, surtout, ils ont refusé un but à Radek Bonk en deuxième.
Alex Kovalev était tombé sur le gardien Tim Thomas. C'est un fait. Mais le jeu a de quoi faire sourciller. Kovalev avait été frappé par le défenseur Paul Mara, et les arbitres ont eu besoin d'un conciliabule avant de statuer. Pas fort!
Devant les filets, sans réécrire le livre, les deux gardiens ont été très spectaculaires, dans le sens « Dominik Hasek » du terme. Trois arrêts surhumains de Tim Thomas en première période ont sauvé les Bruins.
Pour Huet, un bijou de la mitaine en début de deuxième a convaincu les nombreux partisans du Canadien à Boston à scander son nom. La seule image qui subsistera d'un match à oublier.
Joyeux Noël quand même.