Geoffrion dans l'ombre du Rocket

geoffrionjoueur Avec le Canadien

Bernard Geoffrion est né à Montréal en 1931, en pleine crise économique.

Bernard Geoffrion a connu une carrière remarquable dans la LNH, notamment avec le Canadien de Montréal. Il a été le deuxième marqueur de 50 buts en une saison, après Maurice Richard, en 1961.

Il a connu un brillant début de carrière dans la Ligue nationale de hockey, enlevant le trophée Calder en 1952, remis à la meilleure recrue.

Il a ensuite remporté la Coupe Stanley à sa deuxième saison avec le Canadien, en 1953.

L'ailier droit a été un habile marqueur qui a tiré avantage de son redoutable lancer frappé, une innovation qui a marqué le hockey. C'est par frustration qu'il avait un jour frappé la rondelle avec son bâton. Elle avait fusé vers le filet, à sa grande surprise.

Le « Boumer », comme on l'appelait, a gagné par la suite deux titres des marqueurs, en 1955 et en 1961.

Membre de l'équipe qui a remporté cinq coupes Stanley entre 1955 et 1960, il est devenu, le 4 mars 1961, le deuxième joueur de la Ligue nationale, après Maurice Richard, à réussir 50 buts en une saison. Ça a été la meilleure saison de sa carrière. Il a alors remporté les trophées Hart et Art Ross.

« Il a joué dans l'ombre des plus grands. Il a été un appui à Maurice Richard, à Jean Béliveau. Le "Boumer" a toujours été sincère, dans ses propos et sur la glace. J'ai été chanceux de vivre ses belles années, car on a le même âge », a expliqué samedi Lionel Duval, ancien journaliste sport de Radio-Canada, très ému.

Bernard Geoffrion a pris pour la première fois sa retraite en 1964. En 1966, il est revenu sur sa décision en acceptant l'invitation des Rangers de New York pour deux saisons.

geoffrionrangers Avec les Rangers

En 883 matchs dans la LNH, Geoffrion a inscrit 393 buts et 429 passes.

Il a ensuite travaillé derrière le banc de plusieurs équipes, notamment celui des Rangers en 1968, celui des Flames d'Atlanta en 1972, et bien sûr celui du Canadien de Montréal en 1979.

Cette expérience aussi courte et sans grand relief n'a pas entaché l'estime que lui ont toujours portée les amateurs de hockey du Québec.

Bernard Geoffrion s'est éteint le 11 mars 2006, quelques heures avant que l'organisation du Canadien de Montréal ne retire son chandail. Autre hasard: le 11 mars est également la date où son beau-père (père de sa femme Marlene), Howie Morenz, a été exposé en chapelle ardente au Forum, trois jours après sa mort le 8 mars 1937.