
Canadien
![]() Photo: AFP/Scott Cunningham Bernard Geoffrion |
L'ancien joueur-vedette du Canadien de Montréal, Bernard Geoffrion, est mort samedi matin dans un hôpital d'Atlanta, à l'âge de 75 ans.
Il s'éteint le jour même où l'organisation du Canadien a hissé son célèbre numéro 5 dans les sommets du Centre Bell, aux côtés des grands de l'organisation.
Afin d'honorer ses dernières volontés, la famille de Bernard Geoffrion a choisi de se réunir au complet lors de la cérémonie de samedi soir au Centre Bell. Sa femme Marlene, ses trois enfants et ses petits-enfants étaient présents.
Sur les ondes de RDI, sa fille Linda Monoham a indiqué que son père est mort vers 6 h 30, dans son sommeil. Elle rappelle que tout s'est passé rapidement, son père croyant toujours, en début de semaine, qu'il pourrait se rendre à Montréal. Selon Mme Monoham, Bernard Geoffrion aurait désiré que la cérémonie soit un « événement pour célébrer sa vie et et non la fin de sa vie ».
Les problèmes de M. Geoffrion ont commencé la semaine dernière. Il avait été opéré pour un cancer à l'estomac. Les médecins avaient alors déterminé que son cancer était incurable. Ils lui avaient administré un soluté par intraveineuse pour qu'il reprenne des forces et ainsi être en mesure de se rendre à Montréal pour la cérémonie. Ce soluté a toutefois engendré une infection. Ils ont dû le retirer, ce qui avait aggravé sa situation.
Mémoires d'un boute-en-train
![]() Bernanrd Geoffrion, lorsqu'il était entraîneur |
Bernard « Boom Boom » Goeffrion a été brièvement l'entraîneur de Guy Lafleur avec le Canadien de Montréal. « C'est un homme qui avait énormément de fierté. C'était un gagnant. Il a été un modèle pour plusieurs jeunes à l'époque où nous commencions à joueur au hockey », a commenté Lafleur. L'ancien joueur du tricolore a dit admirer l'honnêteté et l'humour du numéro 5.
Gilles Tremblay a joué avec Bernard Geoffrion et Jean Béliveau en trio. « Il a toujours été un bon ami à moi et un très grand joueur de hockey », a-t-il confié à René Pothier. Tremblay a porté le même numéro que celui qu'il se remémorera comme un boute-en-train. Il se souvient lui avoir dit qu'il avait toujours respecté son numéro et qu'il ne voulait pas le porter, croyant qu'il devait plutôt être retiré. Bernard Geoffrion lui aurait répondu « Tant qu'à en voir un autre le porter, j'aime mieux que ce soit toi qu'il l'ait ».
Glen Sather, président et directeur général des Rangers, a fait la connaissance de Geoffrion lorsque les deux hommes étaient entraîneurs, lui à Edmonton, « Boom Boom » à Atlanta. « C'était un type formidable. Il avait des amis de tous les âges, des jeunes comme des plus vieux. Il avait une personnalité très dynamique. Il aimait le hockey et il adorait la vie. C'était tout un personnage », a-t-il déclaré.
De son côté, le capitaine du Canadien, Saku Koivu, a été particulièrement touché en apprenant le décès du grand joueur, ayant lui-même combattu un cancer.
« C'est triste, a-t-il déclaré. Je peux comprendre tout ce que sa famille a pu vivre au cours des derniers jours. Il y a des batailles qu'on ne gagne pas. Moi, je fais partie des chanceux. J'espère qu'on finira bientôt par trouver le moyen de vaincre cette terrible maladie. Elle emporte encore beaucoup trop de personnes. »
En 883 matchs dans la LNH, Geoffrion a inscrit 393 buts et 429 passes. Il comptait six bagues de la Coupe Stanley, toutes remportées avec le Canadien.