L'exemple Dryden

Ken Dryden

C'est le cas du gardien Ken Dryden qui, en 1973, avait pris tout le monde par surprise en plaçant sa carrière sportive en veille afin de compléter une formation de Droit à l'Université McGill. Dryden était pourtant en pleine gloire. Il venait de remporter une deuxième coupe Stanley et les amateurs le portaient déjà aux nues.

Dryden a toujours considéré le hockey pratiquement comme un hobby. Il savait qu'il ne pourrait se cacher bien longtemps derrière son masque et ses jambières quand la fin de sa carrière serait venue. Revenu au jeu en 1974, il a ajouté quatre nouvelles conquêtes entre 1976 et 1979, en plus de 5 trophées Vézina, avant de se retirer du hockey de façon définitive. Il n'avait que 31 ans.

Si les gardiens sont reconnus pour être des solitaires ou parfois même un peu marginaux, Dryden est carrément dans une classe totalement à part. Combien d'autres athlètes, tous sports confondus, ont ainsi quitté leur discipline alors qu'ils auraient pu en vivre encore pendant quelques années?

En plus de s'être fait connaître comme avocat, Dryden a aussi commis deux ouvrages sur le hockey: The Game (1983), une autobiographie qui raconte les péripéties de sa dernière saison avec le Canadien, et Home Game (1989), un roman qui dépeint l'importance du hockey comme sport national.

Après s'être fait l'apôtre de l'alphabétisation à titre de Commissaire de la jeunesse en Ontario, il accepte le défi de redonner un peu de respectabilité aux Maple Leafs de Toronto. Il accepte le poste de président de l'équipe, fonction qu'il occupera de 1997 à 2004.

C'est alors qu'il se fait élire sous la bannière libérale. Le premier ministre Paul Martin en a fait son ministre du Développement social.

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