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Les victimes du hockey nouveau

Mise à jour le mardi 24 janvier 2006 à 10 h 31
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Les victimes du hockey nouveau

La Ligue nationale affiche un nouveau look. La grande séduction est bel et bien en cours. L'absence de hockey pendant plus de 500 jours a aussi entraîné une conclusion bien triste pour certaines de ses figures les plus connues.

Ces joueurs ont-ils pris la bonne décision? Leur a-t-on montré la porte? La nouvelle économie du sport a-t-elle eu raison d'eux? Comment la vie sans hockey se passe-t-elle lorsque l'on ne s'y est pas préparé?

Que ce soit pour des raisons d'âge, d'usure ou autre, ces vedettes ont quitté la LNH et n'ont pas encore été remplacées. Les amateurs se cherchent déjà de nouvelles légendes vivantes.

Qui sont-ils?

Mario Lemieux

Mario Lemieux

Mario Lemieux

Après 17 saisons dans la Ligue nationale, Mario Lemieux est le dernier en lice à annoncer sa retraite. Ralenti par un malaise cardiaque, le célèbre numéro 66 quitte la compétition après avoir écrit quelques-unes des grandes pages de l'histoire de ce sport.







Mark Messier

Mark Messier

Mark Messier

À seulement 11 matchs du record de Gordie Howe (1767), à l'aube d'une 26e saison dans la LNH, Messier a opté pour une sortie digne. Le deuxième pointeur de l'histoire (1887 points) derrière Wayne Gretzky, « Mess » a laissé sa marque en tant que joueur complet.

Il est le seul joueur de l'histoire à avoir été capitaine de deux équipes championnes de la coupe Stanley (Oilers 1990 et Rangers 1994). En raison de son âge, il est l'un de ceux à qui la longue inactivité aura été fatale. Il n'a fait pas de plan immédiat pour son après-carrière.

Scott Stevens

Scott Stevens

Scott Stevens

Jusqu'à la dernière minute, le capitaine des Devils du New Jersey a probablement espéré reprendre du service. Le gagnant de deux coupes Stanley ne s'est jamais remis de sa dernière commotion cérébrale subie au milieu de la saison 2003-2004. Celui qui s'est fait connaître par sa robustesse et par son caractère intimidant a été victime de son propre style.

Outre les facteurs de l'inactivité et de l'âge, les nouvelles limites imposées par le plafond salarial ont possiblement constitué la goutte qui aura fait déborder le vase. Joueur autonome sans compensation, il n'a reçu aucune nouvelle offre des Devils. On lui aurait promis un poste au sein de l'organisation, mais Stevens attend toujours.

Al MacInnis

Al MacInnis

Al MacInnis

Longtemps reconnu pour la puissance de son tir frappé, Al MacInnis a quitté le hockey professionnel sans faire de bruit. À l'âge de 42 ans, il n'avait plus les jambes pour suivre le jeu.

Auteur de 1274 points en 1416 matchs avec Calgary et Saint Louis, il a eu le temps d'apposer son nom sur la coupe Stanley et sur le trophée Connie-Smtyhe (1989 vs Montréal), ainsi que sur le trophée James-Norris (1999), remis au meilleur défenseur du circuit.

Ron Francis

Ron Francis

Ron Francis

Au moment d'annoncer sa retraite, Francis s'avérait le 2e passeur de l'histoire (1249) derrière Wayne Gretzky, 3e pour les matchs (1731). 19e pour les buts (549) et 4e pour les points (1798).

Il n'était pas le plus flamboyant des joueurs, mais les chiffres associés à son nom parlent d'eux-mêmes. Ils ne sont pas nombreux à compter dans leur coffre de souvenirs trois trophées Lady-Byng et un Frank-Selke. La main de fer dans un gant de velours...

Son importance au sein d'une équipe était telle que les amateurs n'ont jamais pardonné aux Whalers de Hartford de l'avoir échangé aux Penguins de Pittsburgh. Ces mêmes Penguins n'ont plus jamais goûté au champagne dans la coupe Stanley après son départ pour la Caroline. C'est aussi en grande partie grâce à son aplomb et à son calme que les Hurricanes ont atteint la grande finale en 2002.

Brett Hull

Brett Hull et Wayne Gretzky

Brett Hull

Le « Golden Brett », fils du non moins légendaire « Golden Jet », a tout tenté pour rendre à son nouveau patron et ami, Wayne Gretzky, un peu de la confiance témoignée à son égard avant le déclenchement du lock-out.

On aurait cru que les nouvelles règles, qui font obstacle à l'accrochage et à l'obstruction, lui auraient permis de prolonger un peu sa carrière de franc-tireur. À 41 ans, Hull n'avait plus la vitesse pour se démarquer comme il l'a si souvent fait pour amasser ses 741 buts (3e de l'histoire) et ses 650 mentions d'aide. Pas mal pour quelqu'un que plusieurs qualifiaient de « mangeux de puck »...

Ils sont partis...

Donald Audette, Pavel Bure, Shayne Corson, Andreas Dackell, Vincent Damphousse, Arturs Irbe, Joé Juneau, Trent Klatt, Claude Lapointe, Igor Larionov, Curtis Leschyshyn, Éric Messier, Adam Oates, James Patrick, Stéphane Quintal, Robert Reichel, Tommy Salo, Ron Tugnutt, Roman Turek, Zigmund Palffy...

jean-francois_chabot@radio-canada.ca

Écrivez à Jean-François Chabot

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