Quinlan lorgne la LCF

RDI: Antoine Deshaies est à Toronto.

Kyle Quinlan a seulement réalisé à quel point il adore le football quand on lui a enlevé le privilège de pratiquer ce sport.

Après avoir été accusé d'agression à la suite d'un incident survenu en septembre 2011 dans un bar du campus, le quart des Marauders de McMaster s'est dédié de nouveau à son sport lorsqu'il est revenu d'une suspension de trois matchs.

Cet engagement renouvelé a aidé Quinlan à mener son équipe non seulement vers le championnat de la Coupe Vanier l'an dernier, mais aussi au seuil d'un autre titre cette année.

« Chaque fois que tu rates des matchs, peu importe les circonstances, tu réalises à quel point le football est important, a déclaré le joueur de cinquième année, cette semaine, en préparation pour le match revanche contre le Rouge et Or. Quand tu es forcé de regarder la rencontre des lignes de côté, tu réalises à quel point tu adores te retrouver sur le terrain.

« C'est là quelque chose qui m'a certainement motivé toute la saison dernière, durant la saison morte, et cette saison aussi. »

Quinlan a fait l'objet de deux chefs d'accusation d'agression à l'endroit d'un policier et d'un chef d'accusation d'agression, mais il a éventuellement plaidé coupable à une faute moins grave et il a purgé une peine d'un an avec sursis.

Grosses performances

Son entraîneur, Stefan Ptaszek, et ses coéquipiers lui ont vite pardonné parce que l'incident ne reflétait pas sa véritable personnalité. Avec ce soutien, Quinlan a joué à un niveau si élevé qu'il a été nommé joueur par excellence de l'Association ontarienne en 2012.

Il a établi un record de conférence en complétant 69 % de ses passes pour des gains de 2457 verges avec seulement 2 interceptions. Et il a terminé au 1er rang au Canada au chapitre des touchés, avec 19.

Dans le match du Mitchell Bowl la semaine dernière à Calgary, Quinlan a été nommé joueur du match après avoir amassé des gains de 412 verges par la passe avec 3 touchés tout en marquant 3 autres touchés au sol. C'est survenu dans une victoire de 45-4 contre les Dinos.

Les yeux sur la LCF

quinlan_alouettes Quinlan au camp d'entraînement des Alouettes de Montréal  Photo :  Alouettes de Montréal

Le match de vendredi contre le Rouge et Or au Centre Rogers sera le dernier de Quinlan au football universitaire canadien. Reste à savoir s'il obtiendra une chance de jouer dans les rangs professionnels par la suite.

Quinlan a été invité au camp d'entraînement des Tiger-Cats de Hamilton en 2011 et il a passé du temps au camp des Alouettes de Montréal, plus tôt cette année, avant de retourner à McMaster.

L'ancien quart des Gee-Gees d'Ottawa Brad Sinopoli, le quart no 3 des Stampeders de Calgary, a été le seul quart canadien dans une formation de la LCF en 2012. Cette timide présence est attribuable au fait que les quarts canadiens prennent plus de temps à se développer et ne sont pas comptabilisés dans le ratio de joueurs canadiens. Mais selon Ptaszek, qui a joué avec trois équipes dans la LCF, s'il y a quelqu'un qui mérite une chance, c'est Quinlan.

« La LCF, à la base, a décidé par ses règles qu'elle ne veut pas avoir de quarts canadiens. Je n'aurais jamais joué comme receveur dans la LCF si les receveurs canadiens ne comptaient pas au sein du ratio, a noté Ptaszek. On m'aurait retranché en cinq minutes, sinon. Pourquoi ne font-ils pas la même chose pour la position de quart? Je ne sais pas.

« Ils ont besoin de changer cette règle... sinon l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du football universitaire canadien n'aura nulle part où aller. »

L'entraîneur du Rouge et Or Glen Constantin, dont l'équipe s'est qualifiée pour un troisième match de la Coupe Vanier d'affilée grâce à une victoire de 42-7 sur les Axemen d'Acadia au Uteck Bowl, la semaine dernière, a vu Quinlan de près et il est d'accord.

« Il décoche rapidement ses passes, et c'est là une qualité que, selon les entraîneurs de la LCF, pas beaucoup de quarts canadiens possèdent, a souligné Constantin. Je crois qu'il a été exposé à de bons systèmes offensifs sous la direction de bons entraîneurs. Il comprend la structure des défensives et des couvertures, et je crois qu'il mérite une chance. »

Selon Ptaszek, peu importe la performance de Quinlan face au Rouge et Or, et peu importe s'il obtient sa chance dans la LCF ou non, il devra être considéré comme un des meilleurs joueurs de tous les temps du football universitaire canadien.

« Rien ne peut changer ce qu'il a fait depuis cinq ans, a noté l'entraîneur. Rien de ce qu'il fera vendredi soir ne va changer l'opinion de qui que ce soit à propos de ses qualités comme joueur. Il a disputé trop de grands matchs de football pour qu'on efface cela. »