Dans le coin bleu, les 49ers

Portrait des 49ers

Les 49ers de San Francisco pourraient devenir, dimanche, la deuxième équipe seulement de l'histoire à remporter une sixième fois le Super Bowl s'ils battent les Ravens de Baltimore.

Les 49ers sont synonymes de quarts-arrières d'exceptions. De 1981 à 1994, les légendaires Joe Montana et Steve Young ont mené l'équipe de la côte ouest à cinq conquêtes du Super Bowl.

D'ailleurs, les Niners n'ont jamais été battus en grande finale. Cette fois, tous les espoirs reposeront sur un quart-arrière très inexpérimenté.

Préserver la fiche immaculée de cette glorieuse équipe est la mission du jeune Colin Kaepernick. Une lourde commande pour un quart qui en sera seulement à son 10e départ dans la NFL.

L'ancien joueur des Alouettes et récent gagnant de la Coupe Grey Étienne Boulay ne tarit pas d'éloges envers Kaepernick.

« C'est sûr qu'il a de la pression, mais j'ai l'impression que lui ne la voit pas, croit Boulay. C'est ça un peu qui fait son charme, qui fait la beauté de la chose. Il est jeune, il a 25 ans et il est en feu! »

Personne ou presque ne connaissait le jeune quart avant le début de saison. Il a remplacé le vétéran Alex Smith, victime d'une commotion cérébrale, et ne lui a jamais redonné le poste.

« Ils ont vraiment remodelé leur système offensif autour de Colin Kaepernick », a remarqué l'analyste de football Charles-Antoine Sinotte.

Kaepernick est à la fois une menace par la passe et par la course. Il accumule les longs gains et maintient les défenses adverses dans le doute. Il a une force de caractère à toute épreuve.

« Il démontre beaucoup de résilience, ajoute Sinotte. Cette année, chaque fois qu'il a lancé une interception, il est revenu la série suivante en marquant un touché. Ce sont des caractéristiques vraiment impressionnantes pour un quart de deuxième année. »

Ses célébrations d'après touché, quand il embrasse son biceps, portent même déjà un nom : le Kaepernicking.

Le meilleur et le pire

Les 49ers comptent aussi sur l'un des meilleurs fronts défensifs de la NFL, sur de bons porteurs de ballon et sur des receveurs de passes expérimentés, dont le coloré Randy Moss

Ce dernier a affirmé cette semaine être le plus grand de tous les temps, même plus grand encore que le légendaire Jerry Rice.

Si San Francisco a un point faible, c'est le botteur David Akers. Il est passé d'excellent en 2011 à très douteux cette saison.

« C'est le botteur qui a manqué le plus de placements dans la ligue, note Charles-Antoine Sinotte. Si le match dépend d'un botté d'Akers, il faudra voir comment il va réagir après une saison en dents de scie. »

Entre héros et zéro, la marge est très mince au Super Bowl.

D'après un reportage d'Antoine Deshaies