Desriveaux à la retraite

Danny Desriveaux Danny Desriveaux  Photo :  PC/Adrian Wyld

Avec une autre bague de la Coupe Grey au doigt, Danny Desriveaux, des Argonauts de Toronto, a décidé d'accrocher ses épaulettes. Les Argonauts ont confirmé la nouvelle mardi.

Un texte de Guillaume Lefrançois

Choix de sixième tour des Alouettes en 2006, le receveur de passes a passé toute sa carrière à Montréal avant de mettre le cap sur Toronto en début d'année après avoir été libéré par la formation montréalaise.

Le Lavallois de 30 ans avait aussi remporté la Coupe Grey en 2009 et 2010.

Avec trois Coupes Grey en quatre ans, la décision de se retirer était plus facile à prendre.

« J'y pensais un peu pendant la saison, a admis Desriveaux dans un entretien à Radio-Canada Sports. Et avec la façon dont notre saison a pris fin, ça m'a permis de quitter le football la tête en paix. »

Les portes ne se sont jamais ouvertes

Desriveaux choisit sans hésiter la Coupe Grey de 2009 - la première fois qu'il l'a gagnée - comme son plus beau souvenir. Sur le plan personnel, le match de 100 verges qu'il avait connu le 4 juillet 2008, quand il remplaçait Ben Cahoon, blessé, est le meilleur de sa carrière.

Ces succès du début 2008 auraient pu lui permettre d'aspirer à de plus grandes responsabilités offensives. Il s'en trouvait plusieurs pour voir en lui un successeur de Cahoon. Il avait un gabarit identique et, surtout, la nationalité canadienne qui permet à une équipe d'atteindre le quota de joueurs canadiens partants.

Mais Cahoon est finalement resté trois saisons de plus. Et quand la porte s'est ouverte, en 2011, Desriveaux s'est blessé au camp, ce qui a grandement diminué ses chances de voir plus d'action en attaque. Il a finalement été surtout employé dans les unités spéciales.

En 6 saisons, Desriveaux a capté 63 passes pour 672 verges et 2 touchés. Mais en 2011 et 2012, il n'a totalisé que 15 verges.

« Je manquerais de respect pour le football si je pensais seulement à ce que je n'ai pas eu. Je préfère penser à ce avec quoi je suis ressorti, explique-t-il.

« Tout joueur compétitif veut atteindre des objectifs individuels. Oui, j'aurais aimé avoir une carrière digne du Temple de la renommée, des saisons de 1000 verges, 100 attrapés, 15 touchés. Mais c'est ce que le football voulait me donner, c'est cet apprentissage que la vie devait me donner. »

Et s'il se trouve une preuve de plus qu'il n'est pas amer, Desriveaux voit justement en Cahoon comme une de ses inspirations pour sa carrière.

« Ben est une des personnes qui m'a beaucoup inspiré, dans sa façon de se préparer, de se comporter, le type de joueur qu'il est, son gabarit. C'était un bon exemple pour moi à suivre. À tous les niveaux, j'ai tiré du bon de plein de personnes. »

Desriveaux ne sait toujours pas ce que l'avenir lui réserve. Il entend continuer à organiser sa clinique annuelle de football et aimerait travailler dans le domaine du conditionnement physique. Il ne ferme pas non plus la porte à se convertir en entraîneur de football.

« J'espère toujours rester proche du football. J'aurai toujours un peu de football dans le sang. »