La Coupe Grey a 100 ans

Une performance à répéter... en partie

Anthony Calvillo Anthony Calvillo quitte le terrain.  Photo :  PC/Tom Boland

Quand Anthony Calvillo et les Alouettes sauteront sur le terrain du Stade olympique, dimanche, pour y affronter les Argonauts de Toronto en finale de l'Est, ils auront un but bien précis en tête : effacer le mauvais souvenir de 2011.

Un texte de Guillaume Lefrançois

La dernière fois qu'ils ont foulé ce terrain, c'était le 13 novembre 2011, face aux Tiger-Cats de Hamilton, en demi-finale de l'Est.

Ce jour-là, Calvillo avait lancé pour 513 verges. Son attaque avait produit 44 points. Le receveur S.J. Green avait empilé 142 verges.

Malgré des statistiques aussi impressionnantes, la défense décimée des Alouettes avait été incapable de tenir le coup. Les Tiger-Cats ont alors quitté Montréal victorieux, au terme d'un match complètement fou de 52-44, conclu en prolongation.

Quand on demande à Calvillo s'il faut s'attendre à une autre sortie de 500 verges, le quart des Alouettes ne tarde pas à dévier la question.

« On ne sait jamais à quoi s'attendre dans ces matchs, a-t-il d'abord répondu. Je veux simplement la victoire. Ça ne s'est pas produit l'an dernier et les verges ne voulaient rien dire. Je me sentais comme de la merde de retourner chez moi. »

Jamel Richardson, lui, se retrouve rarement en déficit de confiance. C'est pourquoi une telle performance de l'attaque ne lui semble pas impossible.

« Cette attaque se lève à ce temps-ci de l'année, a lancé le loquace receveur. Quand les lumières s'allument, on offre le meilleur spectacle sur la pelouse (the greatest show on turf, un clin d'oeil aux Rams de St. Louis du tournant du siècle) et on veut le prouver. »

L'autre moitié de l'équipe

Même si la saison 2011 des Alouettes s'est conclue sur une passe mal maîtrisée par le demi offensif Brandon Whitaker, tous s'entendent pour dire qu'une équipe ne devrait pas perdre avec une telle performance offensive.

Dwight Anderson, un des nombreux joueurs défensifs sur la touche il y a un an, en est bien conscient.

« L'an passé, à pareille date, je regardais le match à la télévision, a mentionné le demi de coin, alors blessé à un quadriceps. Et on a perdu au premier tour. Tu te dis que tu veux revenir et changer ça, c'était notre mentalité cette année et on l'a fait un match à la fois. »

La défense montréalaise est mieux outillée que l'an dernier pour éviter une telle catastrophe. Les demis défensifs tombaient alors comme des mouches, ce qui n'est pas le cas cette saison. C'est plutôt sur la ligne défensive que la malchance s'est acharnée, mais le pilier de cette unité, John Bowman, n'a raté que trois matchs en début de saison.

L'infirmerie a aussi été congestionnée par à peu près tous les receveurs, de même que par Whitaker. Mais quand un certain numéro 13 distribue les ballons, l'attaque tient un peu mieux le coup, semble-t-il.

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