Eli Manning
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PC/AP Photo/Paul Sancya
L'essentiel des 10 dernières années dans la NFL a été passé à étudier la rivalité entre Tom Brady et Peyton Manning. Mais c'est peut-être le petit frère de Peyton, Eli, qui aura réussi à ternir l'image de Brady.
Le quart des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, pratiquement assuré d'une place au Temple de la renommée au terme de sa carrière, a perdu dimanche un deuxième Super Bowl aux mains d'Eli Manning.
Et à Boston, ils s'en trouvent déjà pour le blâmer directement pour cette défaite dont le chroniqueur Eric Wilbur du Boston Globe.
« La légende est morte, le prince s'est transformé en crapaud... bref, vous pouvez utiliser le cliché que vous voulez, écrit Wilbur.
« Désolé, Tommy Boy, celle-là est de ta faute. Ton atroce performance a mené à la victoire de 21-17 des Giants au Super Bowl. C'est gênant pour ton entraîneur, tes coéquipiers et tes amateurs. Mais particulièrement pour toi, la merveille. »
Le blogue de football du New York Times est moins tranchant, mais pose lui aussi la question.
« Il est difficile de dire si un match comme celui de ce soir pourrait entacher la légende de Brady. Il a maintenant joué dans cinq Super Bowls. Il a gagné les trois premiers, puis perdu les deux suivants contre un quart que les gens considéraient comme mou et incapable aussi récemment que cette saison. Brady n'a pas mal joué, mais il a commis une interception coûteuse et a manqué plusieurs chances d'augmenter l'avance de son équipe.
« Il est plus simple de dire ce que ce match fera pour la réputation de Manning. Il rejoint instantanément la fraternité des quarts d'élite. Avec autant de victoires au Super Bowl que John Elway, Bart Starr et d'autres, Manning s'est assuré d'être consacré comme l'un des grands de ce sport. »
Eli Manning est devenu le cinquième quart-arrière à remporter deux fois le titre de joueur le plus utile du plus gros match de la saison dans la NFL. L'un des quatre autres est justement Tom Brady.
Dans le stade que son frère Peyton a « bâti », à Indianapolis, Eli a mis la touche finale à sa propre oeuvre : se faire un prénom.