« C'est ma faute » - Whitaker

  |  Guillaume LefrançoisTwitter  |  Radio-Canada
Brandon Whitaker Le ballon échappe à Brandon Whitaker sur le dernier jeu du match.   © PC/Paul Chiasson

MONTRÉAL - La meute habituelle de journalistes entourait Anthony Calvillo dans le vestiaire des Alouettes après la défaite de 52-44 en prolongation contre les Tiger-Cats de Hamilton, dimanche, dans la demi-finale de l'Est.

À côté de cette meute, Brandon Whitaker pleurait en silence. La tête entre les genoux, le demi offensif des Alouettes recevait la visite de ses coéquipiers, qui le consolaient tour à tour. La raison de son chagrin : c'est lui qui a laissé tomber le ballon sur le tout dernier jeu du match en situation de troisième essai.

Whitaker a d'abord poliment refusé de répondre aux questions. Il fallait donc se tourner vers ses coéquipiers. Que dire à un joueur qui vient de commettre une erreur aussi cruciale?

« Je ne sais pas. C'est dur à dire. Je ne sais pas quoi dire », a murmuré le joueur de ligne offensive Jeff Perrett, laissant spontanément tomber un juron avant de s'excuser.

S.J. Green avait un peu plus d'inspiration.

« On lui dit de garder la tête haute, a expliqué le numéro 19 des Alouettes. Ça arrive à tout le monde. Il est dur avec lui-même, car il voulait faire ce jeu. Mais il faut passer à autre chose. On essaie de le soutenir. Il va revenir fort l'an prochain. »

Brandon Whitaker Brandon Whitaker   © Brandon Whitaker

En tant que receveur, Green sait mieux que quiconque comment peut se sentir un joueur après avoir laissé tomber un ballon.

« C'est dur. Il va y penser pendant six mois jusqu'au camp l'an prochain. Il doit s'en servir comme motivation pour revenir l'an prochain », a jugé Green.

Après une bonne dizaine de minutes, Whitaker a trouvé le courage d'affronter les micros.

« Je devais faire ce jeu et je ne l'ai pas fait. C'est ma faute, j'ai laissé tomber mon équipe et nos partisans. J'ai capté le ballon toute la saison, mais pas cette fois-là. »

De son côté, Marc Trestman a défendu le meneur de la Ligue canadienne pour les verges au sol cette saison.

« Brandon a joué avec courage pendant 19 matchs cette saison, a dit l'entraîneur-chef des Alouettes. Il a presque attrapé toutes ses passes cette saison. Et un seul jeu ne peut pas déterminer l'issue d'un match. »

Whitaker ou Cobourne?

Ce jeu ne calmera pas de sitôt le jeu des comparaisons entre Whitaker et l'homme qu'il a remplacé cette saison, Avon Cobourne, qui était d'ailleurs son vis-à-vis dimanche.

Whitaker a amassé environ 400 verges de plus au sol que son mentor (1378 contre 961). Et dans cette demi-finale, Whitaker n'a pas à rougir. Il a couru 15 fois pour 79 verges, comparativement à 14 courses et 97 verges pour Cobourne.

Toute la saison, le discours a été le même : attendons aux matchs éliminatoires avant de comparer les deux joueurs. Il serait sévère et exagéré de mettre la défaite sur le dos de Whitaker. Mais Cobourne, le joueur le plus utile de la Coupe Grey en 2009, trouvait le moyen de faire gagner ses coéquipiers dans les matchs cruciaux. À sa première tentative, Whitaker a échoué à la tâche.

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