Warren Moon, Dan Marino, Chris Berman... que demander de plus?
La cérémonie de lundi dernier pour souligner le record d'Anthony Calvillo était vraiment impressionnante. C'était bien fait, bien organisé et touchant. C'est remarquable d'avoir eu des messages de toutes ces légendes. Je sais qu'Anthony a été touché.
Bon, d'accord, il manquait Brett Favre. Je sais que plusieurs s'imaginent toutes sortes d'explications pour son absence, mais je préfère lui donner le bénéfice du doute!
De mon côté, en tant que joueur, je me sens très choyé d'avoir vécu ce moment historique en personne. Et j'ai vécu le tout de façon très spontanée, car nos entraîneurs ne nous avaient rien dit sur les cérémonies. Pendant l'hommage, nous nous sommes spontanément avancés sur le terrain. Rien n'était chorégraphié.
Dans les jours qui ont précédé l'exploit, il a beaucoup été question des distractions qui viennent avec le record. La cérémonie en était évidemment une.
Anthony Calvillo
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PC/Paul Chiasson
Aucun joueur ne veut arrêter un match. C'était comme une mi-temps, et le match était loin d'être fini. Notre unité de couverture était ensuite attendue sur le terrain, sans oublier que c'est un certain Chad Owens qui retournait le botté de l'autre côté! Un touché, et nos célébrations auraient vite été ternies...
Nos entraîneurs ont toutefois fait du bon travail. Vers la fin de la cérémonie, ils ont regroupé les 12 joueurs en couverture pour s'assurer qu'ils retrouvent leur concentration.
Anthony, lui, est demeuré dans sa bulle. Une fois la fête terminée, il s'est assis seul au banc, comme il le fait souvent, pour retrouver ses idées et penser à la prochaine série offensive.
Peu importe les distractions engendrées et les défis que ça nous amène, cette cérémonie était la chose à faire. Combien de fois allons-nous vivre un tel moment historique? Quand de tels événements se produisent, il faut en profiter. L'équipe a pris la bonne décision.
Un entraîneur qui nous protège
Évidemment, coach Trestman a tout fait pour nous protéger de ces distractions. Il a même fait enlever, pendant le match, un décompte à l'écran géant qui indiquait le nombre de verges manquantes à Anthony.
Je ne crois pas que ce tableau était une distraction, mais pourquoi risquer que ça en devienne une? Et les joueurs n'avaient pas vraiment besoin de connaître ce chiffre.
C'est ça, coach Trestman. Il va toujours nous préparer en fonction du pire scénario possible. Et avec l'expérience qu'il possède, il est en très bonne position pour voir venir ces distractions.
Il essaie peut-être parfois de nous protéger de choses pour lesquelles nous n'avons pas besoin d'être protégés. Mais je crois qu'il va arrêter n'importe quoi qui peut possiblement nous nuire, pour éviter qu'on dise : « Il aurait dû. » Les enjeux sont trop grands pour que ce soit laissé au hasard.
À bientôt.
Anthony Calvillo entouré de sa famille.
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PC/Tom Boland