Sonny Wolfe
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Redmen
Sonny Wolfe croit que son départ en milieu de saison aura comme bénéfice de pouvoir évaluer son successeur à McGill.
L'entraîneur, riche d'une expérience de 44 ans sur les lignes de côté, avait une entente depuis un an et demi avec les Redmen pour céder sa place au coordonnateur défensif Clint Uttley, à la fin de la saison.
« Ça fait un an et demi qu'il y avait une entente entre l'université, Clint Uttley et moi, que je quitterais le poste d'entraîneur-chef après la saison et que Clint Uttley prendrait ma place », a précisé Sonny Wolfe à Sports Extra mercredi.
« Comme il n'y avait aucune possibilité de prendre part aux matchs éliminatoires, nous avons simplement devancé mon départ de deux semaines et demie », a-t-il ajouté.
Le fait de partir plus tôt permettra ainsi au directeur du département sportif Drew Love d'évaluer le travail du nouvel entraîneur.
« C'était l'occasion idéale pour que Clint puisse être évalué, croit Wolfe. Ce n'est pas long trois parties, mais ça lui permettra de mettre sa marque sur l'équipe entière au lieu d'influencer seulement la défense. »
Journées à remplir
Wolfe avoue qu'il commencera probablement à s'ennuyer du football lors du botté d'envoi des Redmen contre les Carabins de l'Université de Montréal, samedi.
« Je pense que rendu à 13 h 10 samedi après-midi, quand mes gars seront sur le terrain contre les Carabins, ce sera plus difficile, admet-il. Je ne sais pas ce que je vais faire de mes journées, il va falloir que je les remplisse. Il n'y a pas toujours des parties de football à la télé. Je vais devoir apprendre à faire autre chose. »
Sonny Wolfe a également révélé qu'il resterait à l'Université McGill dans des fonctions qui ne sont pas encore définies.
« Lundi, je vais avoir des discussions avec Drew Love pour voir ce que je vais faire. Il me reste encore six mois (à mon contrat). Peut-être serai-je impliqué dans l'administration de l'équipe. Drew m'a parlé de quelques options, mais il n'y a rien de concret pour l'instant. »
Son rôle
Wolfe s'est aussi rappelé pourquoi il s'était lancé dans le métier d'entraîneur.
« J'ai toujours voulu enseigner aux jeunes des valeurs dont ils vont se servir le reste de leurs jours. Une des plus belles choses au monde, c'est quand un de mes joueurs m'appelait coach. »
« Je reçois aujourd'hui des courriels et des téléphones de joueurs qui ont eu des enfants qui pratiquent le football. Ils me disent qu'ils ont appris des choses avec le football. »
« J'imagine qu'ils appellent pour me dire que j'avais un petit rôle dans tout ça, poursuit-il. C'est pas mal plus important que d'avoir gagné deux ou trois rencontres, même si on est jugé sur le nombre de matchs gagnés. »
Il estime que la principale différence entre ses premières années et aujourd'hui, c'est que les joueurs ont plus de distractions, mais qu'ils s'impliquent aussi davantage.
« Les jeunes sont dévoués envers leur sport, ils s'entraînent toute l'année, indique-t-il. Au début, personne ne passait l'année dans une salle de musculation. Mais en même temps, il y a 20 ou 30 ans, les ordinateurs n'existaient pas. Il y avait seulement le football. »