En quête d'une relance

Frédéric Plesius Frédéric Plesius   © Université Laval

Les duels Carabins-Rouge et Or sont habituellement synonymes de rencontres au sommet.

Si le Rouge et Or (5-0) est fidèle à ses habitudes et trône au 1er rang du classement, les Carabins connaissent une saison de hauts et de bas. Leur fiche s'établit à deux victoires et trois défaites après la sanction du Réseau du sport étudiant du Québec (RSÉQ) pour avoir utilisé un joueur non admissible. Une victoire surprise contre le Rouge et Or pourrait relancer leur saison.

Mais affronter l'Université Laval n'est jamais facile. Parlez-en à Alexandre Nadeau-Piuze, victime d'un rude plaqué du secondeur Frédéric Plesius lors du premier duel entre les deux équipes, le 10 septembre.

« On joue au football, c'est sûr qu'il va y avoir des coups, explique le quart des Carabins. On passe à autre chose. Ça fait partie de la game, il en a profité. Mais sur ce jeu, on a réussi à faire des verges, alors c'est ce qui compte. »

Son équipe, tout comme le Rouge et Or, devra se passer de plusieurs joueurs blessés. Le joueur défensif par excellence de la dernière semaine au pays, l'ailier défensif Arnaud Gascon-Nadon, représente un cas incertain pour Laval.

« Je pense qu'on perd plus de joueurs qu'on en gagne cette semaine, explique de son côté l'entraîneur-chef de l'Université de Montréal, Danny Maciocia. Mais on va embarquer avec 48 joueurs et ces 48 joueurs, depuis le début de la saison, nous donnent le maximum d'effort et c'est ce qu'on cherche. »

Dans le bruit

Un match contre Laval veut dire un match à guichets fermés au CEPSUM. Laval a donc pris les grands moyens. Pour la toute première fois, le Rouge et Or a fait cracher ses haut-parleurs à l'entraînement.

« La foule à Montréal est très bruyante de la façon que le stade est fait, rappelle le receveur du R et O, Julian Feoli Gudino. Ça fait quatre ans que je suis ici, et chaque année on a énormément de difficulté à s'entendre. Donc on s'est préparés en conséquence. »

Les meilleures unités

L'attaque du Rouge et Or domine toutes les autres unités offensives québécoises, mais Glen Constantin en veut plus.

« Juste une question d'enligner les bons jeux et de prendre un rythme de ce côté-là, explique l'entraîneur-chef de l'Université Laval. On est conscient qu'on n'a pas trop aidé la défense, et ça va être à notre tour en fin de semaine de leur donner un coup de pouce. »

La défense, elle, est toujours un véritable mur.

Foi de Danny Maciocia, les Carabins devront réussir de très gros jeux pour l'emporter, car à la guerre d'usure, Laval ne perd jamais ou presque.

D'après un reportage d'Antoine Deshaies

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