Plus près de l'action

En raison de quelques malheurs qui ont frappé mes coéquipiers, mon retour au jeu dans la formation offensive a été accéléré la semaine dernière, et il pourrait l'être encore cette semaine.

Dimanche, contre les Blue Bombers, j'ai amorcé le match à titre de septième receveur, derrière Jamel Richardson, S.J. Green, Kerry Watkins, Brian Bratton, Brandon London et Éric Deslauriers.

Or, pendant le match, S.J. et Kerry ont tous les deux été blessés, si bien que je me suis retrouvé comme cinquième receveur par moments. Même si je n'ai pas capté de passe, j'ai participé à une demi-douzaine de jeux offensifs. Ça m'a notamment permis de faire connaissance avec Odell Willis, le dangereux ailier défensif des Bombers.

Je suis entré en collision avec lui en parcourant un tracé. Dans le système défensif des Bombers, Willis avait comme mandat de barrer le chemin à un receveur qui tentait de partir du côté large, dès qu'il repérait un tel tracé. Son but était d'acheter du temps au demi défensif.

En général, je me suis bien senti. Après une aussi longue absence, tu ne sais jamais comment tu vas te sentir, si tu vas être nerveux, un peu comme une recrue. Mais je me suis très bien senti, en pleine confiance, comme si je n'avais pas manqué un seul jeu.

Vendredi, à Edmonton, je devrais amorcer le match à titre de sixième receveur, puisque tout indique que Kerry ne jouera pas. Je n'ai donc pas de place assurée avec l'attaque, mais dès qu'un des cinq receveurs partant doit manquer un jeu, je serai le premier appelé.

Bravo aux Bombers

Odell Willis Odell Willis   © PC/Trevor Hagan

On a entendu plusieurs partisans et observateurs s'inquiéter du jeu d'Anthony Calvillo depuis notre défaite. Évidemment, après un revers, c'est toujours plus facile de tout remettre en question!

De mon côté, avant de m'inquiéter de la qualité du jeu d'Anthony, j'aimerais donner le crédit au front défensif des Bombers. Les ailiers Odell Willis et Kenny Mainor ont appliqué une pression colossale tout au long du match. Quand on joue contre de tels athlètes, on ne peut pas s'attendre à ce que ce soit facile.

Nous respectons beaucoup ces deux joueurs et les chiffres ne mentent pas. Willis mène la ligue avec 10 sacs. Et parmi les cinq joueurs à égalité au 2e rang, on retrouve Mainor. Leur présence se fait sentir.

Direction Edmonton

On savait que ça ne serait pas une saison facile, et on en aura une autre preuve cette semaine. Nous affrontons les Eskimos vendredi à Edmonton, là où gagner n'est jamais facile, avec un seul entraînement dans le corps cette semaine.

Par le passé, quand nous avions des voyages dans l'Ouest, il nous arrivait parfois de partir deux jours à l'avance pour amoindrir les effets du décalage horaire. Cette semaine, ce n'est pas le cas, puisque nous arrivons à Edmonton jeudi matin.

La différence n'est pas anodine. Notre journée de voyagement peut être épuisante, même si on ne s'entraîne pas. N'importe quelle personne qui voyage cinq ou six heures en avion dans une journée vous le dira.

Je ne considère toutefois pas que nous sommes désavantagés en arrivant en ville la veille du match. Je fais entièrement confiance à l'organisation. Si nous arrivons la veille du match, c'est sans aucun doute parce que c'est plus simple ainsi sur le plan de la logistique.

Et en aucun cas, un déplacement en avion de la sorte ne compromet nos chances de succès. Nous sommes des professionnels, et nous sommes bien capables de passer par-dessus une telle situation!

À bientôt.