Le coeur du Rouge et Or

Je ne vous dirai pas que le Rouge et Or est bien coaché, qu'il a de bons joueurs et ainsi de suite. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises déjà.

Les Mustangs de Western représentaient un très gros défi pour les hommes de Constantin selon mon humble opinion. L'état de santé de l'équipe québécoise m'inquiétait. Ce n'était qu'un constat, rien de plus, rien de moins.

Pendant les journées qui ont précédé le match, j'ai entendu certains commentaires du genre : « Ils ne peuvent pas perdre, ils ne peuvent pas nous faire ça, la Coupe Vanier est à Québec et ils n'ont pas le choix. » Pensez-y!!!

Sébastien Lévesque Sébastien Lévesque   © PC/Jacques Boissinot

Je me suis dit : une chance que ce n'est qu'une minorité. Les vrais connaisseurs à Québec (croyez-moi, ils sont nombreux), eux, s'attendaient à un match très serré, c'est ce qu'on a eu.

Une bonne équipe de football nous fait découvrir de nouvelles qualités à son sujet. Ce qui m'a le plus impressionné de la part du Rouge et Or contre les Mustangs, c'est cette volonté de cogner, peu importe le pointage, la situation et, à l'occasion, d'une disparité du point de vue physique.

Le joueur de centre Pierre Lavertu en est un exemple concret. Même avec une cheville mal en point, l'empêcher de jouer n'était pas une option. Un joueur de ligne à l'attaque qui est choisi joueur du match, avez-vous déjà vu ça? Malheureusement non.

En ce qui me concerne, Pierre Lavertu et Sébastien Lévesque ont été mes joueurs du match. Lévesque, après s'être fait frapper durement en début de match, s'est dit : « Si vous voulez m'arrêter, il va y avoir un prix à payer, mal au genou ou pas. »

Pour les joueurs du Rouge et Or, perdre n'était même pas une option. Sébastien Lévesque est allé chercher un premier jeu très important sur une course où les contacts ont été très violents. Il s'est levé et a demandé à la foule de réagir. Les spectateurs lui ont renvoyé une dose d'énergie, ainsi qu'à ses coéquipiers.

C'en était fait des Mustangs. Perdre n'était pas une option pour le Rouge et Or. Bravo les gars, car vous seuls savez à quel point ç‘a été difficile sur le terrain.

Avant la rencontre, j'ai bavardé avec Julian Feoli-Gudino, en montant les escaliers pour m'installer pour le match. J'ai pensé à tous les sacrifices qu'il a dû s'imposer. Et voir qu'il ne pouvait pas jouer m'a grandement peiné.

Le football, la meilleure école de vie.

À bientôt.