Et les études?

Bonjour à tous,

Les décisions d'ajouter un neuvième match au calendrier du football universitaire, de conserver les rencontres interligues avec l'Atlantique et de supprimer la semaine de congé n'ont pas fait l'affaire de tout le monde.

Après en avoir parlé avec quelques joueurs et entraîneurs, la plupart semblaient en accord, même si certains footballeurs aimaient bien la pause de mi-saison.

Une semaine de congé pour les athlètes-étudiants, ça voulait dire quelques jours de repos pour soigner des bobos et faire un peu de rattrapage dans les études. C'était aussi l'occasion de retourner faire le plein de bons repas chez maman quand on a dû s'exiler pour jouer au football.

Le Rouge et Or de l'Université Laval Le Rouge et Or de l'Université Laval (archives)   © PC/Dave Chidley

Mais quand on s'entraîne toute l'année pour un sport, huit matchs, ce n'est déjà pas beaucoup. Il suffit d'une petite blessure qui vous fait rater une semaine ou deux et vous avez seulement cinq ou six matchs pour satisfaire votre passion.

Comme les blessures sont inévitables dans une équipe, le neuvième match permettra certainement à quelques réservistes de voir du terrain, tandis qu'ils seraient restés sur le banc si une semaine de congé avait permis aux blessés de revenir au jeu.

Mais je ne crois pas qu'on ait pensé tellement aux joueurs quand on a pris cette décision.

Je crois plutôt qu'elle a été dictée par des contraintes budgétaires. Un voyage en Nouvelle-Écosse pour une équipe de football du Québec, c'est beaucoup de sous.

Le cinquième match à domicile (une année sur deux) permettra aux équipes de financer leur voyage dans l'Est canadien.

La Ligue de football universitaire du Québec donne ainsi un coup de main à sa consoeur de l'Atlantique, mais sans s'hypothéquer financièrement.

Mais pourquoi avoir sacrifié la semaine de congé? On n'aurait pas pu commencer une semaine plus tôt?

Il me semble qu'une semaine de congé aurait fait du bien à tout le monde, même aux commentateurs...

À bientôt.