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![]() Football LCF - Alouettes Le ballon à McPhersonMise à jour le mardi 7 septembre 2010 à 17 h 19 Un texte de Guillaume Lefrançois
MONTRÉAL - Anthony Calvillo pourrait courir sans grimacer, larguer de longues passes et même offrir un pot-de-vin à son médecin, Marc Trestman ne bronchera pas. L'entraîneur-chef des Alouettes a pratiquement confirmé qu'Adrian McPherson sera son quart partant samedi, à Hamilton, et que Calvillo restera sur les lignes de côté. « Il peut être vraiment convaincant et les docteurs aussi, mais ses chances de jouer ne sont pas très bonnes, a mentionné Trestman mardi. On sera extrêmement prudents. Même s'il se sent bien, ça ne veut pas dire qu'il est pleinement guéri. Il pourrait être en uniforme comme quart numéro 3, mais on ne le mettra pas dans une situation à risque. » L'allure de l'entraînement correspondait d'ailleurs au souhait de Trestman. McPherson était aux commandes de la première unité offensive, pendant que Calvillo se tenait à quelques pas de lui et simulait les passes. McPherson a dirigé la grande majorité des exercices, mais il a cédé sa place à Calvillo pour quelques séquences en fin de séance. Pour le vétéran, le but était visiblement de tester son épaule et son trapèze, les deux parties encore souffrantes, conséquence de sa blessure au sternum subie il y a trois semaines. « Ce que je ne veux pas faire, c'est d'enlever des répétitions à Adrian. Car s'il doit jouer, ça lui en prend, a jugé Calvillo. Je pourrais jouer avec un minimum de répétitions. Je l'ai fait avant, ce n'est pas un problème. » En fait, le problème semble être de déterminer quand Calvillo sera prêt à être frappé. Et pour une blessure au sternum, il n'y a qu'une façon de le savoir... « Tu ne peux pas demander à quelqu'un de me plaquer!, a lancé Calvillo. C'est la question qu'on se pose. Les médecins, Marc et moi devons être à l'aise avec l'idée que je puisse être frappé durement. On ne le saura pas tant que je ne me ferai pas frapper. » Et si les joueurs de ligne défensive adverses pensent comme Eric Wilson, plaqueur chez les Alouettes, il serait préférable de laisser le numéro 13 guérir pleinement. « Si je sais qu'il est blessé et que je suis dans l'autre équipe, je le frappe après une passe dès la première série!, a assuré Wilson. Je prendrais les 15 verges de punition pour lui faire savoir qu'on est ici pour jouer au football. » Les débuts de McPherson McPherson aura donc la chance de prouver que sa déchirure à un ligament antérieur croisé, subie au camp cette année, est chose du passé. Même s'il se dit pleinement guéri, le svelte quart portera une orthèse, mais il assure qu'il n'est plus dérangé par l'objet. « Mon genou va bien, j'ai travaillé très fort. Je lance des passes depuis 7 à 8 semaines. Je n'y pense plus avant de faire des virages dans mes courses. » La santé est une chose, mais disputer un match au poste névralgique de l'attaque en est une autre. Depuis sa dernière présence sur le terrain en 2009, McPherson n'a complété que neuf passes en deux matchs préparatoires en juin. Les entraînements de la semaine l'ont grandement aidé. « Ça aide de prendre des répétitions avec la première unité, a mentionné McPherson. Quand tu es sur les autres unités, tu ne travailles pas notre attaque. » |