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![]() Football LCF - Lions Du noir à broyerMise à jour le vendredi 3 septembre 2010 à 9 h 41 Un texte de Guillaume Lefrançois
MONTRÉAL - Wally Buono refuse de l'admettre, mais la raclée de 56-18 subie par les Lions au Stade olympique, en finale de l'Est l'an passé, était peut-être un signe annonciateur. Buono et les Lions (1-7) reviennent sur les lieux du carnage, vendredi, pour un duel contre les Alouettes (6-2). Après six saisons de suite d'au moins 11 victoires, de 2003 à 2008, les Lions ont amorcé leur descente aux enfers l'an dernier avec une fiche de 8-10, leur premier dossier négatif depuis 2001. Cette fiche de 8-10 ferait pratiquement saliver les partisans des Lions de cette année, d'autant plus que l'unique victoire de la saison est survenue dès le premier match. Depuis, une seule colonne au classement a changé. Devinez laquelle... « Les gens pensent que je n'ai jamais perdu, a rappelé Buono, l'entraîneur-chef le plus prolifique de l'histoire de la LCF avec 236 victoires. Que tu perdes la Coupe Grey ou la finale de l'Ouest, c'est difficile. Mais perdre sept matchs de suite, ce sont des défaites pendant deux mois. La défaite est un cycle difficile à briser. Chaque semaine, tu dois non seulement te battre contre un adversaire, tu dois aussi te battre contre toi-même. » Les blessures au quart Casey Printers, de même qu'à une poignée de joueurs de ligne offensive, n'ont toutefois pas aidé la cause des Lions. Pas plus que les départs du demi Martell Mallett (recrue par excellence 2009) et de l'ailier défensif Ricky Foley (joueur canadien par excellence 2009) vers la NFL. « Il faut regarder les faits. En attaque, on a eu des difficultés, mais trois de nos partants canadiens ont été blessés. Nos quarts ont été blessés. Tu prends seulement ces deux paramètres, tu ajoutes ça à la qualité des défenses contre lesquelles on a joué, et ce n'est pas surprenant qu'on n'ait pas été aussi bons en attaque. » Résultat : les Lions occupent le 8e et dernier rang de la LCF pour les verges par match (319), le taux de passes complétées (56,2 %) et les sacs accordés (23). Contre le front défensif des Alouettes habile pour presser le quart (21 sacs), la combinaison pourrait être fatale. L'artiste triste De la Coupe Grey aux bas-fonds du classement. C'est la descente vertigineuse qu'ont vécue Keron Williams et Davis Sanchez, deux anciens des Alouettes de retour à Montréal une première fois depuis leur départ.
Williams, un joueur de ligne défensive, a toutes les raisons d'espérer une victoire vendredi. D'une part, il soulignerait son 26e anniversaire de naissance dans la gaieté. D'autre part, il pourrait reprendre son boulot moins connu, qui l'a rendu populaire chez ses coéquipiers des Alouettes l'an passé : designer de mode! « Après notre victoire dans le premier match en 2010, j'ai fait une vidéo des meilleurs moments et les gars ont aimé ça, a raconté Williams. Et ensuite, mon entente était que je créerais un chandail après chaque victoire. Malheureusement pour nous, ça n'a pas très bien été depuis. » Le coeur sur la main Sanchez est un peu plus serein que Williams. Malgré les difficultés de son équipe, le vétéran demi de coin de 36 ans savoure pleinement sa chance de conclure sa carrière à la maison, tout près de son North Delta natal. « Je n'ai pas quitté les Alouettes en pensant que je me joignais à une meilleure équipe, a rappelé le numéro 2. Je quittais les champions de la Coupe Grey. Je ne suis pas venu chez les Lions parce que c'est une meilleure équipe. J‘y suis allé, car c'est chez moi, et je veux aider à relancer l'équipe. Ce n'était pas une décision de football. Évidemment, je veux gagner et je suis déçu. » Peu importe le résultat du match de vendredi, Sanchez sera tout de même gagnant dans son coeur. Il remettra son salaire pour le match (environ 5000 $) au Fonds Tony Proudfoot pour lutter contre la maladie de Lou Gehrig, dont est atteint M. Proudfoot, un ancien des Alouettes. « Il est chez les Alouettes depuis toujours et j'ai été à Montréal longtemps. Il m'a beaucoup aidé quand j'étais jeune, et on est simplement devenus amis. Les demis défensifs canadiens doivent avoir un lien! », a lancé Sanchez, côte à côte avec un Proudfoot fièrement debout... |