Les gens heureux n'ont pas d'histoire, paraît-il... Les Alouettes font exception à la règle.
Pressé de questions, le DG des Alouettes refuse de commenter les rumeurs à son sujet. Larry Smith fait preuve du même mutisme.
Après une saison 2009 couronnée par une conquête de la Coupe Grey, l'équipe pourrait bien composer avec un changement majeur : la perte de son directeur général.
La rumeur, relayée par une panoplie de journaux montréalais, veut que les succès de Jim Popp dans la LCF aient finalement retenu l'attention des équipes de la NFL.
L'homme à la chevelure généreuse écoulera en 2010 la dernière année de son contrat. Or, les rumeurs les plus alarmistes parlent d'un départ possible de Popp avant même le début de la saison.
Autant Popp que le président des Alouettes, Larry Smith, sont peu loquaces sur le sujet.
« Mon plan est d'être avec l'équipe pour la saison 2010, a mentionné Popp, mercredi, dans la conférence téléphonique de début de saison des Alouettes. Il n'y a rien de sûr à 100 % dans la vie. Je ferai ce qui est le mieux pour ma famille. Et c'est la décision que je prends chaque année. »
Smith a été aussi peu bavard, mais a laissé transpirer son optimisme si caractéristique.
« Les négociations resteront entre nous, a indiqué Smith. C'est un long processus, je pense qu'on fait du progrès. On est en train d'essayer de conclure, mais tant que ce n'est pas fait, ce n'est pas fait. »
Pressé sur la question, Popp en a tout juste dit un peu plus.
« J'ai toujours été loyal envers l'équipe. J'ai eu plein de chances de quitter Montréal, et je ne l'ai pas fait. Ça ne veut pas dire que je m'en vais. »
Dans la continuité
Larry Taylor
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PC/Graham Hughes
Pendant que les Argonauts et les Blue Bombers se demandent comment se passera l'arrivée d'un nouvel entraîneur-chef, pendant que les Lions, les Roughriders et les Tiger-Cats se demandent s'ils ont enfin stabilisé la position de quart, les Alouettes se posent des questions un tantinet moins stressantes.
Qui jouera au poste de demi de coin du côté large? Qui jouera au milieu de la ligne défensive? Qui retournera les bottés d'envoi?
Sans minimiser les départs de Davis Sanchez et de Keron Williams vers la Colombie-Britannique, et de Larry Taylor vers les Jets de New York, disons que le noyau des champions de la Coupe Grey est demeuré relativement intact.
Malgré cette stabilité, l'entraîneur-chef Marc Trestman n'a pas l'intention de s'asseoir sur ses lauriers.
« Dès qu'on a un nouveau joueur, il faut rebâtir. Il doit apprendre à nous connaître et nos joueurs doivent en faire autant envers lui. L'équipe ne sera pas bâtie tant que la saison ne sera pas terminée. »
Juillet, le défi
En fait, le véritable défi des Alouettes sera de survivre au mois de juillet. S'ils feront le plein de milles de récompense, rien n'assure qu'ils feront le plein de victoires.
L'équipe disputera ses trois premiers matchs à l'étranger, afin de permettre la conclusion des travaux d'agrandissement du stade Percival-Molson.
Ce sera donc une visite sur la terre inhospitalière des Roughriders le 1er juillet, suivie d'un duel contre les Eskimos à Edmonton le 11 juillet. Cinq jours plus tard, avant même de pouvoir rentrer à Montréal, ils affronteront les Lions à Vancouver.
La bonne nouvelle pour les Alouettes : le BC Place - là où l'équipe ne pourrait pas gagner même avec des arbitres de la WWE en leur faveur - est fermé pour rénovations.
Mais il en faudra plus pour impressionner Trestman. Le taciturne entraîneur-chef a même puisé dans le répertoire de Friedrich Nietzsche pour défendre son point. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts...
« Chaque année comporte ses défis, a commenté Trestman. Le camp sera plus court. On va jouer un match six jours après le début du camp. On pense qu'on a un bon plan pour garder les joueurs frais. Mais on est enthousiastes à l'idée d'aller sur la route pour commencer la saison. On ne s'en cache pas, on sait qu'on a de grands défis. Ça fera de nous une équipe plus forte. »
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