Grand titres

Logo Radio-Canada

Football | Chronique de Jacques Dussault

Le désir de gagner

Jacques Dussault a été l'entraîneur d'équipes de football pendant une trentaine d'années, notamment des Alouettes et de la Machine, ainsi que des Carabins de l'Université de Montréal.

On peut facilement se lancer dans le jeu des comparaisons, que ce soit pour ce qui est de la stratégie des équipes, de la qualité des joueurs par position, des entraîneurs, etc. Certains iront même jusqu'à comparer la façon d'arbitrer d'un groupe d'officiels contre un autre.

Mais quand vient le temps de comparer le désir de gagner d'une équipe, c'est mission impossible.

La preuve, c'est qu'on en vient toujours à une conclusion simpliste : « C'est sûr, les deux équipes veulent gagner. » Dans un match comme le Super Bowl, qui oserait dire qu'une équipe voulait gagner plus qu'une autre?

Ma première réaction était de vous dire que j'avais sous-estimé l'importance des Saints non seulement pour la ville de La Nouvelle-Orléans, mais pour la Louisiane au complet.

Cette synergie entre les Saints et les Louisianais est incroyable. Mais pour pouvoir la sentir, l'apprécier, l'évaluer, il faudrait être dans le quotidien des joueurs des Saints et de l'organisation, et depuis au moins le début du camp d'entraînement, ce qui n'a pas été mon cas.

Les Saints en mode célébration

Photo: AFP/Getty Images/Chris Graythen

Les Saints en mode célébration

Le désir de gagner des Saints a pris une dimension qui a surpassé le désir de mettre la main sur le trophée Vince-Lombardi. La défaite n'était pas une option. On avait une opportunité de jeter un baume sur toute la Louisiane.

On n'a eu aucun contrôle sur l'ouragan Katrina. Par contre, le résultat du match contre les Colts était entre les mains des Saints. Les Colts ne l'ont pas vu venir. Ils n'ont pu que constater les dégâts.

Les partisans et les joueurs des Saints avaient tout frais en mémoire des dégâts beaucoup plus sérieux que le résultat d'un match de football. Le désir de gagner des Saints était difficile à quantifier, mais jamais mis en doute tout au long du match. On ne pouvait pas perdre.

Une belle histoire dans le monde du sport et une façon féerique de terminer la saison de football (américain, canadien, universitaire).

Merci à ceux et celles qui ont pris le temps de lire mes commentaires, qui vous ont été adressés sans la moindre prétention.

À lire aussi

4 février 2011

Super Bowl au coude à coude

25 novembre 2010

Le coeur du Rouge et Or

19 novembre 2010

Le Rouge et Or est vulnérable

28 octobre 2010

Retour réjouissant

20 octobre 2010

Rouge et Or 62 - Gaiters 0

30 septembre 2010

Réponse à Pantin