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Football LCF - Alouettes

« L'histoire à écrire » - Popp

Mise à jour le mardi 24 novembre 2009 à 9 h 22

Un texte de Guillaume Lefrançois

« Chaque année est différente. »

Cette phrase, on l'entendra souvent cette semaine dans l'entourage des Alouettes. Le premier à l'avoir dit: Jim Popp, lundi, en conférence de presse.

« J'ai eu confiance en chacune de nos équipes pour gagner la Coupe Grey, mais cette équipe est unique, a avoué le directeur général des Alouettes. Les gars s'entendent super bien. Mais c'est toujours une question de qui compte le plus de points pendant le match. »

À cette fameuse question, les Alouettes ont rarement eu l'avantage en Coupe Grey. Leur fiche de 1-5 dans le match ultime au cours de la présente décennie inspire peu confiance.

En fouillant un peu les statistiques, on réalise toutefois que cette fiche fait davantage partie de l'histoire que du vécu pour bien des joueurs.

Des 42 joueurs en uniforme, dimanche, en finale de l'Est, 9 n'ont pas encore joué en Coupe Grey, et 17 en ont disputé une seule.

C'est donc dire que plus de 60 % de l'équipe (26 sur 42) n'a pas vécu l'amertume de la défaite plus d'une fois. Le traumatisme des cinq défaites a été le lot de quatre joueurs seulement: Anthony Calvillo, Ben Cahoon, Bryan Chiu et Scott Flory.

Popp l'a noté.

« Ceux qui étaient là l'an passé ont vécu la défaite et ils sont amers. Les autres, ils n'en savent rien, sauf dans les livres d'histoire. Tout ce qu'ils connaissent, c'est notre fiche de 16-3.

« Et en 97 ans de Coupe Grey, c'est la première fois que ces deux équipes (les Alouettes et les Roughriders) s'affrontent. Il n'y a pas d'histoire. L'histoire reste à écrire. »

Hommage aux recrues

Parmi ces joueurs encore dans l'âge de l‘innocence, on retrouve les demis défensifs Jerald Brown, Billy Parker et De'Audra Dix, trois trouvailles de Popp l'hiver dernier.

Les trois Américains ont joué un rôle crucial dans la victoire de 56-18 sur les Lions. Brown a bloqué le botté de dégagement sur le troisième touché de Jamel Richardson, Parker a réussi une interception en plus de rabattre plusieurs passes, tandis que Dix a multiplié les plaqués sur les retours de bottés.

Pour Popp, ce n'est que la continuité de la saison.

« L'an passé, Larry Taylor a été fantastique en finale de l'Est, a mentionné l'homme à la tignasse grise. Il a retourné deux bottés pour des touchés, et c'est comme si le Canada l'avait découvert à ce moment. Mais il avait été là tout le temps. Ceux qui ont fait les jeux hier (dimanche) ont été là toute la saison. »

Un fait demeure. On peut parler des Calvillo, Cahoon et Flory comme sources des succès des Alouettes au cours de la dernière décennie. Mais Popp demeure l'architecte de cette dynastie en mal de légitimité, dénichant les perles rares aux États-Unis et les Shea Emry et autres Josh Bourke au repêchage.

Marc Trestman l'a crié haut et fort, dimanche, en donnant à Popp le ballon du match.

« C'était un moment magique, a humblement dit Popp. On garde plusieurs ballons, mais c'est la première fois qu'on me donne le ballon du match. C'est un reflet de notre organisation, de tous ceux qui m'ont soutenu. »

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