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Football Lions - Alouettes

De puissants négligés

Mise à jour le samedi 21 novembre 2009 à 19 h 26

Un texte de Guillaume Lefrançois

Les Alouettes ont dominé la Ligue canadienne avec une fiche de 15-3. C'est cinq victoires de plus que quiconque.

Ils ont accordé 324 points. C'est 104 de moins que quiconque.

Ils ont dominé 21 des 25 catégories défensives du circuit...

Malgré ces exploits, nombreux sont les analystes à craindre pour les Alouettes pour la finale de l'Est, disputée dimanche, à Montréal, contre les Lions de la Colombie-Britannique (8-10). Il en faudra plus pour inquiéter les joueurs.

« Je n'ai pas regardé qui est favori, a mentionné le maraudeur Étienne Boulay. On s'en fout. On se concentre sur nous. Si on joue notre football, on sera très durs à battre. »

« Ils sont différents qu'en milieu de saison, et on les respecte », s'est contenté de dire Ben Cahoon.

Printers, l'agent du changement

Casey Printers

Photo: La Presse Canadienne /Frank Gunn

Casey Printers

Les hommes de Wally Buono sont effectivement différents qu'en milieu de saison.

L'arrivée de Casey Printers au poste de quart a insufflé une dose de stabilité à la position névralgique de l'attaque. Les Lions ont certes perdu les deux premiers matchs que Printers a amorcés et terminés, mais ils ont chaque fois produit plus de 300 verges par la passe.

Marc Trestman est conscient des défis que représente Printers.

« Il n'y a pas de secret, a expliqué l'entraîneur-chef des Alouettes. Il faut d'abord arrêter la course. Une fois que c'est fait, il faut rendre le quart unidimensionnel, le garder dans la poche de protection. Il est capable de lancer depuis la poche, mais il est beaucoup plus dangereux à l'extérieur, où il peut faire des jeux avec ses jambes et son bras. »

« Je fais ce que la situation commande, explique Printers. Je ne prévois jamais sortir de la pochette pour lancer ou courir. Je m'adapte simplement à la situation. Peu importe ce qui arrive, nous sommes prêts. »

Les astuces de Wally

Devant plus de 50 000 bruyants spectateurs, les Alouettes jouiront évidemment de l'avantage du terrain. Les Lions ont d'ailleurs montré qu'ils n'étaient pas immunisés contre le bruit, en demi-finale de l'Est à Hamilton, où ils ont écopé de nombreuses punitions pour hors-jeu.

L'avantage du terrain peut également se traduire par le décalage horaire. Mais Wally Buono a plus d'un tour dans son sac.

« Nous avons changé l'heure il y a trois semaines, a assuré l'entraîneur-chef des Lions. Cette semaine, on m'a appelé à 5 h et j'étais réveillé, car j'étais à l'heure de l'Est. Nos joueurs venaient au site d'entraînement à 8 h. On l'a fait la semaine passée, et on l'a fait la dernière fois qu'on est venus à Montréal. Ce n'est pas un gros ajustement de venir ici. »

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