Grand titres

Logo Radio-Canada

Football Lions 34 - Tiger-Cats 27 (P)

D'un océan à l'autre

Mise à jour le lundi 16 novembre 2009 à 14 h 45

Casey Printers

Photo: La Presse Canadienne /Frank Gunn

Casey Printers

La troisième fois est la bonne pour les Lions.

Après deux échecs dans une demi-finale de l'Est à géographie variable, l'infortune des représentants de la Colombie-Britannique est maintenant chose du passé.

Une victoire de 34-27 en prolongation sur les Tiger-Cats, dimanche, à Hamilton, leur ouvre les portes de la finale de l'Est.

Dimanche prochain, ils fouleront la pelouse du Stade olympique de Montréal pour un rendez-vous avec les Alouettes.

Leur dernière escale éliminatoire dans la métropole québécoise remonte à 1997. Fait notable, ce match de demi-finale était aussi le tout premier des Alouettes au stade Percival-Molson, qui avaient alors été chassés de l'enceinte de béton en raison d'un concert de U2.

À retardement

Les Lions ont cependant retenu leur souffle avant de célébrer. Leur avance de huit points s'est envolée en fumée dans les dernières secondes du quatrième quart.

Voulant savourer pleinement leur premier match éliminatoire à domicile depuis 2001, les Tiger-Cats ont resserré les choses sur une passe de touché de Kevin Glenn à Dave Stala. Marquay McDaniel a ensuite forcé la prolongation sur un converti de deux points qui a semé l'hystérie au stade Ivor Wynne.

L'impasse a cependant été rapidement brisée par Casey Printers (24 en 35, 360 verges, 1 touché). Sur la première possession de son équipe en prolongation, le quart a trouvé les mains d'Ian Smart sur 8 verges pour le touché décisif. Les Tiger-Cats n'ont pu lui donner la réplique à leur retour en attaque.

La rédemption de Printers

La victoire est doublement satisfaisante pour Printers. Sur le plan sportif, il avait retrouvé sa forme des beaux jours, qui l'avait vu remporter le titre de joueur par excellence de la ligue en 2004, malgré une blessure à un pouce.

Au chapitre personnel, il savourait une douce revanche contre son ancienne équipe, qui l'a libéré en 2008.

« Vous ne pouvez pas comprendre à quel point j'ai fait face à l'adversité à Hamilton, a-t-il commenté. J'ai souvent été hué ici, mais les hauts et les bas ont fait de moi le joueur que je suis maintenant. Tout ça m'a grandement aidé aujourd'hui. »

Dans le camp perdant, l'amertume pouvait se lire sur toutes les lèvres, à commencer par celles de Glenn. « La pilule est difficile à avaler parce que nous avons raté plusieurs chances. Au final, les Lions ont réussi plus de gros jeux que nous. »