L'an dernier, les Stampeders ont balayé les Alouettes en saison, avant de gagner la Coupe Grey en sol montréalais.
Propulsés par un tour du chapeau de Jamel Richardson, les Alouettes foudroient les Stampeders. La tension est vive entre les deux clans...
Les Alouettes (12-2) ont complété la première étape avec succès, lundi, en l'emportant 32-11 sur les Stampeders
(8-6) à Montréal.
Victorieux 40-27 à Calgary le 1er juillet, les Alouettes balaient donc les hommes de John Hufnagel et poursuivent leur préparation en vue de la finale de l'Est, maintenant que le titre de division est assuré.
La haine grimpe entre les deux équipes considérées comme l'élite du circuit depuis deux ans. D'ailleurs, la tension a éclaté en deuxième demie quand les joueurs des deux clans ont échangé quelques poussées après le sifflet.
Elle a été exacerbée au quatrième quart, quand le quart substitut Adrian McPherson a tenté une passe de touché à Kerry Watkins sur un 3e essai et 9 verges, avec les Alouettes en avant par 21 points.
Cette rage semblait toutefois circonscrite au vestiaire des visiteurs. À un journaliste qui mentionnait à Marc Trestman que le quart des Stampeders Henry Burris a dit qu'il réglerait ça le 29 novembre (date de la Coupe Grey, à Calgary), l'entraîneur-chef des Alouettes a dévié la question.
« Je ne sais même pas ce qu'est le 29 novembre. Tout ce qui compte, c'est que l'on joue contre Hamilton dimanche prochain. »
La situation était particulièrement chaotique dans le vestiaire des Stampeders. Les vétérans Brandon Browner et Teyo Johnson, entre autres, ont eu une discussion à bâtons rompus devant plusieurs membres des médias de Calgary.
Les joueurs des Alouettes sont demeurés tout aussi de glace que leur entraîneur face aux événements.
« Je ne crois pas qu'il y ait de la haine, a indiqué l'ailier défensif Anwar Stewart, nouveau détenteur du record d'équipe grâce à son 53e sac du quart. Mais on lutte fort un contre l'autre. »
« Ce balayage est une bonne chose, mais ce n'est que la saison, a expliqué le demi défensif Jerald Brown. Si on perd en séries, ça n'aura plus de valeur. C'est à la fin que l'on saura quels messages ont été lancés à qui. »
La demi-heure de Jamel
Jerald Brown (à gauche)
©
PC/Paul Chiasson
Les Alouettes étaient déchaînés en début de match. Anthony Calvillo a rejoint Brian Bratton sur 47 verges au tout premier jeu. La séquence s'est conclue avec une passe de touché de trois verges à Jamel Richardson.
Une fois en attaque, les Stampeders ont aussitôt perdu le ballon. La première passe de Burris a atterri dans les mains de Brown, mais les Alouettes n'ont pu profiter du revirement pour augmenter leur avance.
Au deuxième quart, Richardson a réussi son deuxième majeur du match, encore sur une passe de trois verges, mais en situation de troisième essai.
Puis, avec à peine une minute à écouler à la demie, Richardson a complété son tour du chapeau en captant une passe de 25 verges à la limite ouest de la zone des buts pour envoyer les Alouettes au vestiaire en avance 22-10.
Richardson a visiblement adopté la version canadienne de l'Action de grâces. L'an dernier, lors du même congé férié, il avait également capté trois passes de touché.
Si Richardson a été le héros individuel en attaque, Brown a été son équivalent défensif. L'homme à la crinière fournie a ajouté une deuxième interception au quatrième quart, même s'il a souvent été opposé à Jeremaine Copeland, le meilleur receveur de passes du circuit cette saison. Brown se révèle peu à peu comme une énième preuve du flair de Jim Popp au sud de la frontière.
« Jerald joue dur, a rappelé Trestman. Il est très bon en couverture homme à homme. Réussir des interceptions dans ce type de couverture est très difficile. »
À noter