Dopage : l'affaire Armstrong

Armstrong coopérera avec l'USADA

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Lance Armstrong Lance Armstrong  Photo :  AFP/TIZIANA FABI

Les confessions de Lance Armstrong à Oprah Winfrey n'auront pas suffi. L'Agence américaine antidopage (USADA) a indiqué mercredi que le cycliste déchu était prêt à coopérer avec elle.

L'USADA lui a d'ailleurs accordé un délai supplémentaire de deux semaines pour venir témoigner.

« Nous avons communiqué avec M. Armstrong et ses représentants et nous comprenons qu'il veut bien participer aux efforts visant à nettoyer le cyclisme, a dit le président de l'USADA, Travis Tygart, dans un communiqué. Nous avons accédé à sa demande de lui donner deux semaines supplémentaires pour régler certains détails. »

Armstrong avait jusqu'à mercredi pour s'expliquer sous serment devant les autorités antidopage. En échange, l'USADA lui offrait une possible réduction de sa suspension à vie à huit ans.

L'ancien cycliste souhaite participer à d'autres compétitions sportives, comme des marathons ou des triathlons.

Initialement, l'Américain de 41 ans avait mentionné par l'entremise de son avocat qu'il ne comptait pas honorer la date butoir du 6 février, fixée unilatéralement par Tygart.

Selon ABC News, Armstrong aurait toutefois changé d'avis au moment où il aurait appris qu'il pouvait être poursuivi au criminel.

Armstrong a récemment reconnu à la télévision qu'il s'était dopé pour gagner ses sept Tours de France. Il a été déchu de ses titres en octobre.

Tygart a affirmé que l'Américain avait tout de même menti à nouveau pendant ses aveux, et qu'il souhaitait que le cycliste témoigne sous serment « sur tous ceux qui sont impliqués avec lui dans l'élaboration de cette grande tricherie ».