Dopage : l'affaire Armstrong

Hamilton témoignera

Tyler Hamilton

Tyler Hamilton témoignera au procès de l'affaire Puerto, à la demande de l'Agence mondiale antidopage (AMA). C'est ce qu'a annoncé mardi un porte-parole du tribunal de Madrid où a lieu le procès depuis lundi.

« Tyler Hamilton témoignera au cours du procès comme l'a demandé une partie civile au cours des questions techniques », a expliqué le porte-parole, qui n'a pas précisé de date, après que la juge Julia Patricia Santamaria eut accepté la demande de l'AMA, mardi.

Le Dr Eufemiano Fuentes, accusé d'un délit contre la santé publique, était le premier (et le principal) des cinq accusés à être entendu devant le tribunal. Il a expliqué que ses clients n'étaient pas que des cyclistes.

« Cela pouvait être toute sorte de sportifs. Mais en 2006 (au moment du démantèlement du réseau), c'était majoritairement des cyclistes », a affirmé le Dr Fuentes, qui a donc réitéré ses révélations au journal Le Monde de décembre 2006. À l'époque, il s'était rétracté.

« Chaque fois que nous recevions un sportif, nous lui faisions un contrôle sanguin, pour savoir s'il avait un hématocrite élevé. Si c'était le cas, nous procédions à une extraction de sang parce qu'avoir un hématocrite élevé est dangereux, a expliqué le Dr Fuentes. Après avoir congelé la poche de sang, nous ne la réinjections que si son hématocrite était trop bas parce que cela aussi est dangereux pour la santé », a-t-il ajouté dénonçant au passage le fait que l'Union cycliste internationale ne fixe pas de seuil minimum d'hématocrite.

Eufemiano Fuentes a aussi insisté sur la méticulosité avec laquelle il gérait l'agenda sanguin de ses clients grâce à des codes identifiant les propriétaires des poches de sang congelées.

« Il était impossible de se tromper et en aucun cas un sportif n'a reçu un jour le sang d'un autre », a affirmé le professionnel de la santé.

Les parties civiles (AMA, Conseil supérieur des Sports et avocat de l'État) veulent obtenir les poches de sang saisies en 2006 dans les appartements du Dr Fuentes. La juge leur a demandé de faire une demande par écrit.

Enfin, la juge a rejeté la demande du CONI (Comité olympique italien) d'analyser les données de l'ordinateur personnel du Dr Fuentes, saisi en 2006, sur la base du motif qu'elle constituerait « une atteinte à l'intimité ».

Le Dr Eufemiano Fuentes à Madrid, en Espagne, à l'ouverture du procès de l'affaire Puerto

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