Hein Verbruggen lors des Jeux de Pékin en 2008
Photo : AFP/Peter Parks
Patience, et la vérité sortira. On en sait plus aujourd'hui, après que l'ancien président de l'UCI eut admis avoir prévenu des cyclistes d'anomalies « pour le bien du sport ».
Hein Verbruggen a fait cette révélation mercredi à l'agence de presse néerlandaise ANP.
« L'UCI a pris le parti, comme d'autres fédérations sportives, de parler avec les coureurs dont les résultats des analyses sanguines paraissaient suspects, a-t-il expliqué. Cela donnait le signal à ceux qui se dopaient, mais qui n'avaient pas encore été déclarés positifs, qu'ils pouvaient se retrouver dans de sales draps. »
« L'objectif de l'UCI a toujours été de rendre son sport propre, a-t-il expliqué au magazine néerlandais Vrij Nederland. Parfois, tu pouvais convaincre [les coureurs] d'arrêter le dopage, parfois pas. »
« Et si l'anomalie n'était pas due au dopage, cela permettait au coureur d'effectuer une analyse médicale. Les patrons et les médecins des équipes étaient tenus au courant », a-t-il précisé à l'ANP.
L'hebdomadaire Vrij Nederland, à paraître jeudi, rapporte que Lance Armstrong a reçu ce genre d'avertissement de l'UCI dès 2001.
Après avoir été accusé par l'ancien coureur Greg Lemond d'avoir protégé le Texan, Hein Verbruggen a été soulagé d'entendre la confession d'Armstrong à la télévision américaine qui « a nié » avoir été protégé par l'UCI.
« Jamais rien n'a été caché », a assuré l'ancien patron du cyclisme mondial (de 1999 à 2005), ajoutant que « sous sa direction, l'UCI a toujours lutté contre le dopage ».