Le laboratoire n'a pas donné les clés 

Martial Saugy, le directeur d'un laboratoire antidopage suisse Martial Saugy, le directeur d'un laboratoire antidopage suisse  Photo :  AFP/Fabrice Coffrini

Lance Armatrong savait-il comment déjouer les tests de dépistage de l'EPO? Le directeur du laboratoire antidopage de Lausanne, Martial Saugy, nie vendredi avoir « donné les clés » à l'Américain.

C'est ce qu'il a clamé haut et fort lors d'une conférence de presse à Lausanne. « Est ce que j'ai donné les clés pour contourner les tests EPO? La réponse est claire : c'est non », a lancé M. Saugy.

Cette mise au point intervient après que le président de l'Agence antidopage américaine (USADA) Travis Tygart ait accusé Martial Saugy mercredi, lors de l'émission de télévision 60 minutes Sports, d'avoir facilité la tâche à Armstrong en lui expliquant les rouages des tests de détection de l'EPO après son résultat suspect au Tour de Suisse 2001. Il avait utilisé l'expression « donner les clés ».

Martial Sauygy a rappelé qu'à la demande de l'Union cycliste internationale (UCI), il avait rencontré Lance Armstrong et son directeur sportif au sein de l'US Postal Johan Bruyneel avant le départ du Tour de France 2002 pour leur faire une présentation du test de dépistage de l'EPO.

« Dans le contexte, je reste persuadé que c'était la chose à faire. Ce n'était ni une erreur, ni une naïveté comme certains l'ont écrit, a-t-il insisté. Ce serait paradoxal que le laboratoire qui a mis au jour les premiers cas d'EPO soit celui qui lui donne les clés à un champion pour contourner les tests », a souligné le directeur du laboratoire suisse.

« Les contrôles antidopage, c'est l'objectif de notre vie au laboratoire », a lancé M. Saugy.