Lance Armstrong
Photo : PC/Peter Dejong
L'Agence antidopage américaine (USADA) a reçu le feu vert d'un comité d'experts indépendants pour accuser formellement Lance Armstrong.
Les trois experts recommandent la poursuite de la procédure ouverte contre Armstrong à la mi-juin. Cinq collaborateurs du cycliste, dont son ancien directeur sportif belge Johan Bruyneel et son ex-préparateur italien Michele Ferrari, sont concernés par le dossier.
Le Texan de 40 ans est accusé de s'être dopé pendant une grande partie de sa carrière. La justice sportive lui reproche d'avoir eu recours à l'EPO, aux transfusions sanguines, à la testostérone, à la cortisone et à l'hormone de croissance, et d'avoir aussi poussé d'autres coureurs au dopage.
L'USADA a notamment indiqué avoir des preuves qu'Armstrong prenait des produits dopants lorsqu'il a remporté le Tour de France à sept reprises, de 1999 à 2005.
Le cas de l'Américain entre dans une procédure de jugement. Les accusations pourraient lui coûter ses titres du Tour de France. Armstrong pourrait également être radié à vie du sport, au sens du Code mondial antidopage. Il est déjà banni de toute compétition de triathlon, un sport qu'il a commencé à pratiquer après le vélo.
« Tous les accusés auront l'occasion d'exercer leur droit à une audition publique, où toutes les preuves seront présentées et les témoignages se feront sous serment, a expliqué l'USADA dans un communiqué. Un panel d'arbitres indépendants rendra ensuite un verdict. »
Armstrong a toujours nié avoir utilisé des produits dopants. La semaine dernière, il a accusé l'Agence antidopage américaine de violer ses propres règles.