Je me suis fait silencieux au cours des derniers mois. Il faut dire qu'avec ma fracture à la clavicule (subie au début mai), je n'avais pas grand-chose d'intéressant à raconter. À moins que ça ne vous passionne de savoir que je moulinais sur un rouleau dans mon appartement!
Les jambes se portent de mieux en mieux. Dans des étapes comme celles d'hier (jeudi) au mont Mégantic, je souffre un petit peu. Ce n'était pas nécessairement facile.
Par contre, pour le sprinteur que je suis, je me sens de plus en plus à l'aise dans les ascensions. Des montées, j'en vois souvent des pires que le mont Mégantic en Europe. Disons que dans ma cour (en Espagne), j'en ai des plus grosses.
Je ne suis pas encore au sommet de ma forme en ce qui a trait à l'intensité et pour les courses. Je manque encore d'endurance. Mais le Tour de Beauce va m'aider à améliorer ma condition.
D'ailleurs, mercredi, j'ai connu une bonne journée même si la conclusion m'a un peu frustré (8e). J'étais dans la bonne roue pour le sprint, mais je me suis fait emboîter par les deux gars devant moi qui se sont relevés à 500 mètres de l'arrivée.
À Québec samedi et à Saint-Georges dimanche, je devrais être capable de me démarquer de nouveau. Je ne me suis pas fixé d'objectif particulier parce que je suis ici pour retrouver la forme comme c'est ma première course depuis ma blessure. Mais j'aimerais bien finir le Tour avec le maillot à pois de meilleur sprinteur.
Dominique Rollin
©
FDJ
Si je suis en Beauce, c'est parce que la FDJ n'avait pas de course pour moi en Europe. Comme mon équipe a perdu son statut WorldTour pour celui de professionnelle continentale, elle n'est pas automatiquement invitée à toutes les courses. Ce qui crée de petits trous dans le calendrier.
Alors, le Tour de Beauce m'offrait une belle occasion de courir et une bonne préparation pour les Championnats canadiens.
Le Tour de France attendra
J'avais prévu faire les Championnats nationaux au début de l'année. Mais je dois vous avouer qu'avec mon bon début de saison, j'espérais obtenir ma sélection pour le Tour de France.
J'avais un bon niveau, j'étais constant, je passais bien les bosses. Je m'attendais à être sélectionné. Si Hutarovich (Yauheni) avait été choisi comme le chef de file pour le Tour de France, je l'aurais épaulé.
Pas besoin de vous dire que ma fracture à la clavicule a tout compromis. Puis Hutarovich, lui, a souffert d'une appendicite à la fin mai et il n'est pas totalement remis. Donc, l'équipe n'a pas pris ma candidature en considération.
Après les Championnats canadiens, je profiterai d'un mois de vacances durant lequel je ferai un petit détour par Philadelphie pour voir mon entraîneur. Ensuite, je reprendrai l'entraînement dans la région de Bromont, question de me tester dans les ascensions.
Je mettrai le cap sur l'Europe à la fin juillet pour participer au Tour de Burgos (Espagne). Je prendrai ensuite part à 2 ou 3 autres courses, ce qui me permettra d'optimiser ma forme pour les Grands Prix de Québec et de Montréal.
J'y serai, c'est certain. D'ailleurs, c'était l'une des conditions sine qua non de l'organisateur Serge Arsenault : je vous invite la FDJ si Rollin est là! M. Arsenault ne leur a pas laissé trop le choix!
À bientôt.