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![]() Cyclisme GP ProTour Québec-Montréal À qui la victoire?Mise à jour le mercredi 8 septembre 2010 à 22 h 45 Un texte de Manon Gilbert
QUÉBEC - Bien malin celui qui peut prédire le gagnant des courses ProTour de Québec et de Montréal. Des noms reviennent souvent : Damiano Cunego, Ivan Basso, Samuel Sanchez, Alessandro Ballan, Sylvain Chavanel et bien sûr Ryder Hesjedal, l'un des favoris de Basso. « Je pense que Ryder va essayer de gagner les deux courses », avait affirmé l'Italien à son arrivée, mardi, à l'aéroport. Vingt-quatre heures plus tard, Basso place toujours sa confiance dans le Britanno-Colombien, et il croit davantage aux chances de ses jeunes coéquipiers Peter Sagan ou Daniel Oss qu'aux siennes. « Je suis moins en forme qu'eux », a laissé savoir l'Italien lors d'une conférence de presse. Plusieurs facteurs peuvent influencer le résultat. Mais pour s'imposer à Québec ou à Montréal, il faudra avoir la forme et aussi compter sur une bonne équipe. Ce qui risque justement de nuire à Thomas Voeckler, qui vise une place parmi les cinq premiers. « C'est difficile pour nous, on ne part pas favoris. Nous ne sommes pas l'équipe la plus forte. Cyril Gautier est notre meilleure carte. Moi, je suis un peu court, a avoué le Français de la formation BBox Bouygues Telecom qui a souffert de problèmes gastriques au mois d'août. « Si la météo est mauvaise, ça peut être un avantage pour nous. Chez nous, il y a quelques têtes brûlées qui n'ont pas peur comme (Sébastien) Turgot. Moi, je suis capable d'être en avant. Mais quand il pleut, j'ai vite les mains sur les freins. » L'avantage d'un ancien gagnant du Tour de Beauce...
À l'autre bout du spectre, l'imposante RadioShack. Exclue du Tour d'Espagne, l'équipe américaine s'amène avec presque toutes ses grosses pointures du Tour de France, sauf Lance Armstrong et Andreas Klöden. « Nous n'avons pas de véritable meneur désigné. Plusieurs gars peuvent se distinguer. Yaroslav (Popovych) et Sergio (Paulinho) sont de bons coureurs dans les courses d'un jour. Nous avons une forte équipe et nous allons faire notre numéro », a assuré Levi Leipheimer. D'ailleurs, Leipheimer est le seul non-Canadien du peloton à bien connaître les deux parcours. De 1997 à 1999, il a participé au Tour de Beauce, qu'il a remporté lors de ses deux dernières éditions, et au Tour Trans-Canada en 1999. « La première étape du Tour Trans-Canada était celle de Québec. Je me souviens que le parcours était difficile, mais aussi que celui de Montréal l'était encore davantage. C'était une belle course, dommage qu'elle n'ait pas duré », a poursuivi l'Américain. Basso partage l'avis de Leipheimer sur la difficulté du parcours, même s'il n'a pas encore couru ici. « C'est plus difficile en circuit fermé (qu'une course qui va du point A au point B). On est toujours dans les bosses. Ce n'est pas facile de rattraper l'échappée. Il faut toujours être en avant. »
De tous les coureurs présents à la conférence de presse, mercredi, Samuel Sanchez est le seul à avoir ouvertement parlé de victoire. S'il connaît du succès en sol québécois, le champion olympique confirmera sa présence aux Championnats du monde de Melbourne dans trois semaines. « Moi aussi, je veux gagner. Lundi, je vais pouvoir me vanter auprès de mes coéquipiers, qui ont déjà remporté quelques étapes au Tour d'Espagne, en leur disant que moi aussi, de l'autre côté de l'Atlantique, j'ai gagné », a dit en riant l'Espagnol. Si les coureurs n'ont pas voulu se livrer au petit jeu des prédictions, Voeckler a bien résumé l'état d'esprit qui règne au sein des troupes. « Il n'y a pas beaucoup de courses qui réunissent un tel plateau. Une chose est sûre, c'est un costaud qui va gagner. » Qui veut miser sur un gagnant? |