Thomas Voekler
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James Startt
QUÉBEC - « C'est humide le Québec! »
La météo ne collabore pas depuis l'arrivée des coureurs à Québec. Une situation qui risque de nuire au moral de certains d'entre eux.
C'est la première impression de Thomas Voeckler à son premier séjour dans la Belle Province.
Il faut dire que depuis que le peloton a posé pied dans la Vieille Capitale, mardi, les nuages recouvrent la ville et déversent leur trop-plein presque sans interruption.
D'ailleurs, cette queue d'ouragan a été l'un des sujets principaux de la conférence de presse à laquelle participait également Ivan Basso, Samuel Sanchez et Levi Leipheimer, mercredi après-midi, au Château Frontenac.
« On a réussi à faire deux heures de vélo sans pluie et après, on a été trempés. Mais chez nous, il ne fait pas meilleur », a précisé Voeckler.
« J'avais assez eu de 13 jours de pluie durant le Tour d'Italie », a renchéri Basso, le gagnant du Giro.
« Je n'aime pas la pluie. J'aimerais mieux du beau temps », a ajouté le champion olympique Sanchez.
Les coureurs de la formation Sky ont eu un avant-goût de ce qui pourrait se produire si la pluie perdure jusqu'à vendredi. C'est avec le cuissard déchiré que certains d'entre eux sont rentrés à l'hôtel.
D'ailleurs, c'est le mental plus que le physique qui risque de souffrir des aléas de la météo.
« Je n'ai pas vu un tel temps depuis le printemps, a indiqué Leipheimer. Il faut être fort entre les deux oreilles. Le mauvais temps peut facilement décourager la moitié du peloton, qui préférerait alors ne pas rouler. »
La technicité de la boucle de 12,6 km avec ses virages serrés, ses passages étroits, sa descente de la côte Gilmour et même ses pavés de la rue Saint-Jean n'augmentent en rien l'envie de se faire mouiller.
Aux petits oignons
Cependant, si Dame Nature ne collabore pas, l'organisation du Grand Prix ProTour en met plein la vue aux coureurs qui sont traités aux petits oignons.
« L'organisation est impressionnante. Le parcours est déjà balisé », a dit Leipheimer.
L'Espagnol Sanchez, lui, voit déjà plus grand.
« C'est un bel hôtel, un beau circuit, mais très dur. Avec ce que j'ai vu, le Canada pourrait accueillir une course par étapes. Ce serait une bonne chose. En tout cas, le pays a certainement le terrain pour faire un beau parcours. »
Et imaginez si le soleil montrait le bout de ses rayons.